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Arrêt des activités au dépotoir Prairie Green où se trouveraient des victimes de meurtre

Heather Stefanson et Scott Gillingham à l'hôtel de ville de Winnipeg, le 8 décembre 2022

La première ministre du Manitoba, Heather Stefanson et le maire de Winnipeg, Scott Gillingham, ont annoncé jeudi que la décharge de Prairie Green, située au nord de la ville, interrompra temporairement ses activités et aucun nouveau déchet ne sera ajouté.

Photo : Radio-Canada / Gilbert Rowan

La Ville de Winnipeg et le gouvernement du Manitoba annoncent que la décharge Prairie Green arrête temporairement ses activités. Les familles de victimes d’un tueur en série présumé qui pourraient s’y trouver réclament qu'on y effectue des recherches.

Le maire de Winnipeg, Scott Gillingham, dit avoir rencontré, jeudi matin, des militantes autochtones qui lui auraient demandé que les activités au dépotoir Prairie Green soient temporairement arrêtées.

Après cette rencontre, le maire a appelé la première ministre du Manitoba, Heather Stefanson, parce que ce dépotoir n'est pas du ressort de la Ville de Winnipeg. Celui-ci se trouve dans la municipalité rurale de Rosser, au nord de Winnipeg.

Le dépotoir Prairie Green appartient à la compagnie Waste Connections of Canada, qui avait déjà arrêté certaines de ses activités, selon les élus. Ainsi, le site ne reçoit plus de déchets jusqu'à nouvel ordre.

Le maire de Winnipeg, Scott Gillingham, estime que ce qui est important, pour le moment, c'est de soutenir la communauté autochtone.

Il ajoute que la suspension des activités de la décharge permettra de déterminer quelles devraient être les prochaines étapes.

Il est important que la communauté autochtone et les leaders autochtones participent à la détermination des prochaines étapes. Notre but est qu'il y ait une pause et que les prochaines étapes soient déterminées par les autorités.

La première ministre du Manitoba, Heather Stefanson, indique qu'elle ne sait pas pendant combien de temps les activités du dépotoir seront en pause, mais elle espère que ce sera bénéfique pour les familles touchées. Elle croit que les activités dans une section du dépotoir ont été arrêtées avant l'annonce de jeudi.

Je pense qu'il est très important que, pour le moment, nous prenions cette pause et que nous fassions les choses correctement, affirme-t-elle.

Une décharge enneigée.

La décharge Prairie Green est située au nord de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Mme Stefanson fait savoir que différentes discussions ont cours en ce moment entre les forces de l'ordre, la Ville de Winnipeg et les différentes communautés autochtones.

Pour la première fois depuis l'annonce de la police de Winnipeg, la semaine dernière, au sujet de meurtres de femmes autochtones à Winnipeg, la première ministre du Manitoba a réagi jeudi, avant un discours devant la Chambre de commerce de Winnipeg.

Le corps policier avait porté d'autres accusations contre un présumé tueur en série pour le meurtre de Morgan Harris et Marcedes Myran et d'une femme non identifiée, dorénavant appelée Mashkode Bizhiki'ikwe ou Buffalo Woman. Il avait été aussi accusé du meurtre de Rebbeca Contois ce printemps.

C'est évidemment une tragédie horrible, et ça touche directement au cœur de ce que nous sommes tous en tant que Manitobains. C'est dévastateur, ce qui est arrivé à ces familles, et nous ne pouvons pas laisser ces actes se poursuivre, dit-elle.

Les discussions concernant une éventuelle compensation pour Waste Connections of Canada n'ont pas encore eu lieu, précise Mme Stefanson.

Une grande partie des déchets commerciaux, industriels et multifamiliaux de Winnipeg sont acheminés vers Prairie Green. Cependant, la décharge du chemin Brady peut absorber tout ce qui lui serait destiné à l'exception des sols contaminés, selon le directeur général de la Ville, Michael Jack.

Des fouilles impossibles, selon la police

La police de Winnipeg a annoncé cette semaine qu'elle ne fouillerait pas le dépotoir Prairie Green pour retrouver les restes de Morgan Harris, de Marcedes Myran et d'une femme dont l'identité n'est pas connue, mais qui a reçu le nom de Mashkode Bizihiki'kwe, ou Buffalo Woman. Ces femmes autochtones sont les victimes d'un tueur en série présumé à Winnipeg.

Des organisations de chefs autochtones du Manitoba réclament des fouilles du dépotoir Prairie Green pour retrouver les restes de deux femmes autochtones.

L'Assemblée des chefs du Manitoba et la cheffe de la Première Nation de Long Plain, Kyra Wilson, réclament même la démission du chef de police de Winnipeg, Danny Smyth.

Les leaders de l’Organisation des chefs du Sud du Manitoba et de Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO) lancent le même appel.

Une réunion portant sur les difficultés de recherches éventuelles est prévue jeudi soir, entre des cadres du service de police ainsi que les membres du Conseil de police de Winnipeg, selon son président, Markus Chambers.

Ni Markus Chambers ni le maire de Winnipeg, qui est aussi membre du Conseil de la police, n’ont voulu se prononcer sur l’avenir du chef de la police.

Mercredi, le Nouveau Parti démocratique du Manitoba a affirmé que des règles plus strictes et une tenue de dossiers plus approfondie pourraient aider à prévenir les cas où des restes humains sont perdus dans des sites d'enfouissement, ce qui rend plus difficile le deuil de famille de victime.

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