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Un an après, des débris du Zim Kingston s’échouent encore sur les berges de la C.-B.

Des équipes de nettoyage, formées de bénévoles, ramassent les débris sur les côtes britanno-colombiennes.

Depuis l’incident, plusieurs équipes de nettoyage, formées de bénévoles, continuent de ramasser des restes sur les côtes britanno-colombiennes, comme des matelas, des réfrigérateurs ou de la styromousse.

Photo : Epic Exeo/La Presse canadienne

Radio-Canada

Un an après la perte d’une centaine de conteneurs par le navire Zim Kingston des bénévoles continuent de découvrir des déchets sur les plages de la Colombie-Britannique.

Le 21 octobre 2021, le Zim Kingston, un navire grec, a pris feu et a perdu 109 conteneurs. Il contenait plus de 52 tonnes de xanthates, dont le xanthate amylique de potassium. Cette matière se trouvait dans deux conteneurs tombés dans l’eau. Il s’agit d’une substance qui peut prendre feu spontanément, selon la Garde côtière canadienne (GCC).

Trois conteneurs du navire Zim Kingston flottant près de Port Angeles, dans l'État de Washington, et photographiés depuis un hélicoptère le 22 octobre 
2021.

Des conteneurs du navire Zim Kingston flottant au large de Port Angeles, dans l'État de Washington.

Photo : Garde côtière des États-Unis

Quatre des 109 conteneurs ont été retrouvés. Pêche et Océan Canada et la GCC ont affirmé dans un communiqué que le propriétaire du Zim Kingston avait engagé un sous-traitant pour continuer à effectuer des recherches sous-marines avec un sonar à balayage latéral sur près de 1 kilomètre.

Aucun des deux conteneurs renfermant du xanthate n’a été retrouvé.

Depuis l’incident, plusieurs équipes de nettoyage, formées de bénévoles, continuent de ramasser sur les côtes britanno-colombiennes des objets tels que des matelas, des réfrigérateurs ou de la styromousse.

« Les tapis pour urinoirs vont hanter nos rêves. Nous en avons trouvé des milliers lorsque nous avons commencé à nettoyer les berges. Nous espérons ne plus jamais en revoir. »

— Une citation de  Jill Laviolette, cofondatrice d'Epic Exeo

Jill Laviolette, la cofondatrice du groupe environnemental Epic Exeo, fait partie de ces bénévoles. Même chose pour Alys Hoyland, de l’organisme pour la protection des océans Surfrider Pacific Rim.

Les deux femmes sont horrifiées par l’ampleur des dégâts et craignent un nouveau déversement.

Un sac de débris transporté au dessus d'une plage.

Des débris sont transportés par hélicoptère au large de la plage de Cape Palmerston, au nord-ouest de l'île de Vancouver.

Photo : La Garde côtière canadienne

Hormis les matières dangereuses qui se trouvaient dans deux conteneurs, elles estiment que la quantité de plastique qui s’est retrouvée dans l’eau aura à elle seule des conséquences néfastes sur les animaux marins.

Nous voyons de plus en plus d'animaux qui souffrent parce que leur estomac est rempli de plastique , explique Jill Laviolette.

Alys Hoyland et elle déplorent le manque de réaction de la part du gouvernement fédéral et estiment que le Canada n‘a pas les outils nécessaires pour faire face à des déversements de cette magnitude.

Pas de nouvelles mesures depuis le déversement

En octobre dernier, le Comité permanent des pêches et des océans a déposé un rapport sur l’incident qui faisait 29 recommandations.

Le gouvernement fédéral, les provinces et les communautés côtières ne sont pas prêts au niveau opérationnel pour gérer efficacement les déversements de conteneurs, mentionne le rapport.

Le rapport recommande notamment le traçage et le suivi des conteneurs et l’adoption d’un plan adapté aux différentes régions en partenariat avec les responsables autochtones pour répondre aux déversements et assurer le nettoyage des débris.

Le Comité permanent des pêches et des océans recommande aussi que le Canada pousse ses partenaires étrangers à faire de même.

« Évidemment, nous allons nous assurer que ces recommandations sont adoptées. »

— Une citation de  Alys Hoyland, Surfrider Pacific Rim

Pêches et Océans Canada et la GCC n’ont pas répondu à notre demande d’entrevue.

Par voie de communiqué, le Ministère affirme qu’il travaille avec Transport Canada et d’autres partenaires pour répondre au rapport déposé par le Comité permanent des pêches et des océans.

Jill Laviolette et Alys Hoyland espèrent aussi que la recommandation sur la transparence au sujet du contenu des navires sera adoptée pour mieux comprendre l’étendue des dégâts en cas de déversement.

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