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L’Association des locataires de Sherbrooke s’inquiète de l’année à venir

Des membres de l'Association des locataires de Sherbrooke manifestent.

L'Association des locataires de Sherbrooke craint le pire quant aux augmentations de loyer.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

L’Association des locataires de Sherbrooke craint déjà le pire en vue des augmentations de loyer de l’année à venir. Elle organisera une clinique pour aider les locataires à contester toute hausse jugée abusive le 28 janvier prochain. 

On va avoir tous les chiffres. On va pouvoir directement remplir le formulaire de contestation. En même temps, on donne de l’information. [...] Dans tous les cas où on considère que l’augmentation est abusive, on va systématiquement les aider et remplir le formulaire, explique le porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke, Mario Mercier. 

« Les gens peuvent recevoir des avis d’augmentation à partir du 1er janvier. [...] Environ 1 % des gens fait fixer son loyer et refuse. On veut que cette année, ce soit plus important. »

— Une citation de  Mario Mercier, porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke

Chaque personne qui va pouvoir rester dans son logement, ça va être un gain, parce que ça va réduire la crise du logement, qui est, à notre avis, humainement inacceptable. Dans un pays riche où on est rendu à se retrouver dans la rue parce qu’on ne peut pas payer le loyer, il y a véritablement un problème de société, ajoute-t-il. 

Selon M. Mercier, la hausse de l'inflation des derniers mois pourrait sérieusement empirer la crise du logement. 

Ce qui nous fait peur, c’est qu’avec l’inflation actuelle, les propriétaires qui normalement, comme toute bonne personne en affaires, vont vouloir répercuter leurs dépenses dans des augmentations de loyer, et que cette année, les augmentations soient beaucoup plus élevées. On comprend le contexte, mais ça nous montre que le marché privé n’est pas une solution pérenne pour les gens. Ce qu’on prévoit, c’est que les gens soient obligés de se priver de nourriture, que les grands temps de privation soient présents, et qu’il y ait des choix impossibles à faire au niveau des besoins fondamentaux, déplore-t-il. 

L’Association demande également au gouvernement de François Legault d'imposer des limites de 3 % aux hausses de loyers, même en cas de réparations majeures effectuées par les propriétaires. 

La clinique d'informations sur l'augmentation des loyers aura lieu de 9 h à 15 h, le 28 janvier, dans les locaux de Sercovie. 

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