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Deux élèves réclament plus de temps consacré aux changements climatiques en classe

Portrait de Marie Maltais et Olivier Cloutier assis en classe.

Reportage de Guylaine Bussière.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Louis-Philippe Arsenault

Des élèves de cinquième secondaire de l’école Mont-Saint-Sacrement, située à Saint-Gabriel-de-Valcartier, demandent qu’une plus grande place soit accordée aux questions liées à l’environnement dans le cours de science et technologie.

Marie Maltais et Olivier Cloutier peinent à croire qu’un enjeu aussi important que celui de l’environnement soit si peu abordé dans leur cours.

On vit dans une période où l'on sait que, dans 50 ou 100 ans, on va vivre avec les conséquences des changements climatiques d’une manière beaucoup plus concrète et réelle qu’en ce moment. Il s’agit d’outiller les jeunes à cette réalité-là avec laquelle ils vont vivre, souligne Marie Maltais.

Mais le programme du cours offert depuis 2008 limite les enseignants dans le temps qu'ils ont à consacrer aux changements climatiques puisqu'il s'agit d'un cours fourre-tout. C’est un cours qui est très chargé, je crois qu’il faut lui donner un peu d’air, croit l’enseignant en sciences et technologie de l’école, Pascal Savard.

Comme le cours de quatrième secondaire se conclut par un examen du ministère, l’enseignant n’a d’autre choix que d’adapter son cours en fonction de la matière évaluée. Il n’y a même pas le cinquième de l’examen qui est sur l’environnement, se rappelle Marie Maltais.

Les élèves sondés

Avec l'aide d'enseignants et de l'Association pour l'enseignement des sciences et de la technologie du Québec, les jeunes ont créé un sondage afin de vérifier si les autres élèves sont aussi préoccupés par le peu de temps consacré à l'environnement et aux changements climatiques en classe.

Les résultats du questionnaire auquel déjà plus 650 jeunes ont répondu démontrent que les élèves ont besoin d’en apprendre plus, soulève Olivier Cloutier.

Aborder les impacts dans le quotidien, mais aussi les solutions qui s’offrent, c’est ce qu’on sent beaucoup dans le sondage. [Les élèves] ont une volonté d’agir [pour l’environnement], mais ils ne savent pas comment.

Photo de Marie Maltais et Olivier Cloutier à l'extérieur.

Marie Maltais et Olivier Cloutier

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Une fois la collecte des résultats du sondage terminée, les deux élèves comptent interpeller le ministère de l’Éducation.

Les deux jeunes de 16 ans souhaitent aussi créer un réseau étudiant à travers la province pour qu'entre écoles on puisse se proposer des idées et des initiatives sur comment prendre soin de notre environnement, souligne Olivier Cloutier.

Les Greta Thunberg de Québec?

Pour Marie Maltais, il ne faut pas vraiment être perçu comme les Greta de notre école, mais comme deux jeunes de notre école qui essaient de faire changer les choses ici, dans notre milieu, puis au Québec.

Olivier croit pour sa part que si tout le monde commence tranquillement à faire une petite action, on aura plus besoin de dire : "Je suis une Greta". On va pouvoir dire : "Je suis juste un humain qui veut faire quelque chose pour la planète où je vis".

Avec les informations de Guylaine Bussière

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