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« 5 à 8 » à l’UdeS : une patrouille permanente pour assurer la sécurité des fêtards?

Personnes qui trinquent avec de la bière

Elixir croit que plusieurs mesures sont déjà en place à l'Université de Sherbrooke pour assurer la sécurité des fêtards.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Plusieurs actions sont prises à l'Université de Sherbrooke pour rendre les soirées de type « 5 à 8 » sécuritaires, selon l'organisme Elixir qui fait de la prévention pour réduire les risques liés à l'usage de drogues et d'alcool. Néanmoins, l'intervenante Aika Hamelin-Lucas croit que l'Université aurait avantage à mettre sur pied une patrouille permanente lors de ces événements.

L'Université de Sherbrooke a suspendu les « 5 à 8 » jusqu'à la session prochaine en raison des débordements de la dernière semaine. Des cas de surconsommation ont été rapportés et trois personnes ont dû être transportées en ambulance lors d'une soirée à la Faculté de génie. L'Université a justifié sa décision en expliquant qu'elle souhaite rectifier le tir et voir comment il est possible d'assurer la sécurité de ce type d'événement.

Elixir déploie régulièrement des intervenants sur le campus, que ce soit lors de « 5 à 8 », d'activités d'intégration ou lors de fêtes de plus grande envergure. La patrouille n'était pas sur place lors de la dernière soirée. Cependant, Aika Hamelin-Lucas affirme qu'il y a déjà bien des mesures en place pour assurer la sécurité des gens.

Dans les dernières années, les "5 à 8" et les "5 à 11" faisaient énormément jaser, et entraînaient beaucoup de débordements, rappelle-t-elle. C'est un peu en lien avec cela que l'Université a fait une collaboration avec nous pour essayer, par différents moyens, de réduire les conséquences. Il y a nous, mais ils ont aussi mis en place de nombreux moyens. Par exemple, ils ont diminué le nombre de consommations par personne. Il n'y a plus d'alcool fort dans les "5 à 11".

L'intervenante soutient également que la plupart des événements se déroulent vraiment bien. Après, ce qui s'est passé la semaine dernière, c'est un débordement visiblement. [...] Ça se peut que ce soit un cas isolé, et une situation qui a débordé à cause de facteurs externes que l'Université n'aurait pas pu faire grand-chose.

« Il y a une limite sur le pouvoir de l'Université et des associations. Il y a des gens qui amènent leur propre alcool, qui consomment avant de venir aux soirées ou consomment d'autres substances pendant la soirée. »

— Une citation de  Aika Hamelin-Lucas, intervenante à l'organisme Elixir

Aika Hamelin-Lucas croit cependant que l'Université devrait instaurer une patrouille lors de chaque soirée, pour assurer qu'un soutien soit toujours disponible. Cette patrouille, explique-t-elle, pourrait repérer les personnes ayant trop consommé et leur offrir de l'aide, ou encore, dans certaines situations, s'assurer s'il y a consentement entre deux personnes.

Le plus important pour nous, c'est d'avoir des personnes qui sont conscientes des risques et des interventions qu'elles peuvent faire, explique-t-elle. C'est la seule chose sur laquelle les gens ont du pouvoir, soit la prévention et les actions que les gens mettent en place pour réduire les risques et les méfaits qui peuvent être associés à la consommation dans un milieu festif. Après, les gens vont faire leur choix individuel et prendre leur décision.

Aika Hamelin-Lucas, intervenante de l'organisme Elixir.

Aika Hamelin-Lucas croit que l'Université aurait avantage à mettre sur pied une patrouille permanente

Photo : Radio-Canada

Les risques de la surconsommation

Faire des choix judicieux est aussi ce que l'urgentologue Nicolas Elazahry souhaite pour les étudiants, car il rappelle que la surconsommation comporte des risques importants.

Lui-même reçoit régulièrement des jeunes adultes en fort état d'ébriété à l'urgence. Ils voient occasionnellement des personnes intoxiquées de manière involontaire, mais le plus souvent, ce sont des gens ayant fortement consommé.

Ces gens-là, soient qu'ils sont inconscients et qu'ils commencent à vomir. Ils peuvent même avoir des problèmes respiratoires parce qu'ils vont aspirer leur vomi. Il y a des gens qui tombent de leur hauteur ou dans des escaliers, et se fracturent quelque chose.

« De manière encore plus catastrophique, encore plus grave, on parle des cas de viol, de vol, de problèmes automobiles en conjonction avec l'alcool, lorsqu'ils font des accidents sévères. »

— Une citation de  Nicolas Elazahry, urgentologue au CIUSSS de l'Estrie - CHUS

L'urgentologue ne remarque pas d'augmentation de cas d'intoxication par rapport à la période prépandémique. Mais est-ce indésirable? Oui. [...] Les complications sont malheureusement regrettables et évitables.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau

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