•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Centres de gestion des appels de la SQ n’auront pas de bris de services, dit Bonnardel

François Bonnardel, debout à l'Assemblée nationale.

Le ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, a répondu à une question de l'opposition officielle qui soutient que le centre d'appels 911 de la SQ est au bord de la rupture de service.

Photo : Radio-Canada / capture d'écran: période de question du 8 décembre 2022.

Le ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, a reproché jeudi à la députée libérale Jennifer Maccarone de créer un faux problème de sécurité en évoquant une possible rupture de service du 911 de la Sûreté du Québec (SQ), en raison de la pénurie de répartiteurs.

La Sûreté du Québec est équipée d'un système téléphonique qui fait basculer les appels dans un autre centre municipal de gestion des appels. Donc, s'il y a un problème, la population n'a pas à s'inquiéter. Et s'il manque d'employés comme répartiteurs à la Sûreté du Québec, il y a d'autres centres d'appels qui vont prendre la relève, a affirmé François Bonnardel durant la période des questions.

Questionné pour une deuxième semaine d'affilée à l'Assemblée nationale par Mme Maccarone, qui agit comme porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, le ministre Bonnardel a martelé qu'il est impossible qu'un appel d'urgence au 911 par un citoyen en détresse soit ignoré.

Une répartitrice du service 911 au travail devant un ordinateur équipé de quatre écrans.

Le ministre Bonnardel a rappelé que le 911 est de compétence municipale et que les appels sont transférés au centre de la SQ lorsque cela est nécessaire.

Photo : Gracieuseté/Dave Wilson

Au printemps dernier, les Coops de l'information avaient obtenu copie d'une note confidentielle de la direction de la SQ évoquant la difficulté d’attraction et de rétention du personnel qui met de plus en plus la Sûreté à risque d’une rupture de services, selon le directeur des ressources humaines de la police provinciale, Luc Belzile.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui représente plus de 300 répartiteurs d'urgence à la SQ, avait ensuite exprimé les mêmes appréhensions pour la sécurité de la population.

La députée libérale a répété aujourd'hui que la mission de la Sûreté du Québec était compromise, à la lumière de transcriptions de conversations de policiers sur les ondes radio qu'elle dit avoir reçues.

Cette situation expose l'organisation à des risques pouvant compromettre sa mission, la continuité des services de première ligne, ainsi que la sécurité des policiers et des citoyens, a-t-elle lancé à la période des questions.

Jennifer Maccarone, debout à l'Assemblée nationale.

Jennifer Maccarone est députée libérale du comté de Westmount–Saint-Louis et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Photo : capture d'écran: période de question du 8 décembre 2022.

Le 911 est sous juridiction municipale. Si quelqu'un souhaite appeler, il y a quelqu'un qui va répondre au téléphone. Si le cas est nécessaire, l'appel sera transféré à un centre de la Sûreté du Québec, a insisté M. Bonnardel.

« Jamais, au grand jamais, il n'y aura une rupture de service pour le 911. Jamais. C'est injuste de laisser croire à la population que le 911 pourrait ne pas fonctionner. »

— Une citation de  François Bonnardel, ministre de la Sécurité publique

La Sûreté du Québec corrobore les propos du ministre

Selon les dernières vérifications de la Sûreté du Québec, aucun de ses 11 centres de gestion des appels n'est exposé à une rupture de service.

On a des enjeux de personnel, comme dans plusieurs secteurs professionnels au Québec. Et il faut améliorer notre pouvoir d'attraction. Mais nos efforts sont constants pour recruter des nouveaux répartiteurs, a affirmé la lieutenante Ann Mathieu, porte-parole à la SQ.

« En septembre dernier, après un appel de candidatures, nous avons pu donner une permanence à 108 nouveaux répartiteurs à leur embauche. »

— Une citation de  Ann Mathieu, lieutenante et porte-parole à la SQ

Selon la SQ, il existe des plans de contingence pour faire basculer des appels d'urgence vers d'autres centres de gestion des appels, mais il n'ont jamais été utilisés en raison d'un manque de personnel à la répartition.

Des problèmes technologiques ou pannes d'électricité ont été à l'origine des rares fois où ils ont été employés.

Tactiques syndicales?

La présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, a tenu à rappeler que les 3000 policiers de la SQ et leurs répartiteurs étaient tous deux en négociation en vue d'une nouvelle convention collective.

Je mets en garde les syndicats d'utiliser ce genre de tactique pour faire peur à la population, a déclaré Mme LeBel.

Selon le SFPQ, une grande partie du problème de pénurie de répartiteurs à la SQ relève des conditions salariales. Le syndicat avance que les salaires offerts par la SQ seraient moins élevés qu’ailleurs.

Récemment, une offre d’emploi publiée par la SQ précisait que le revenu d’un répartiteur oscillait entre 40 763 $ et 52 180 $.

À titre comparatif, dans une offre semblable du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on pouvait lire que le salaire offert aux répartiteurs de la métropole va de 48 120 $ à 63 648 $.

Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), l’échelle salariale en vigueur variait de 44 000 $ à 65 000 $, en excluant certaines primes.

Les répartiteurs à la SQ n'hésiteraient donc pas à partir vers les municipalités afin d'obtenir de meilleures salaies pour un travail équivalent.

Ceci étant dit, 80 % des dossiers dans les négociations avec les répartiteurs sont maintenant réglés. On continue pour pouvoir poursuivre les négociations. Et je réitère qu'il n'y aura pas de bris de service pour personne!, a ajouté la ministre LeBel.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...