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Le MPO veut une gestion conjointe avec les États-Unis du stock de maquereaux

La ministre de dos est en vidéoconférence avec ses homologues américains.

La ministre fédérale des Pêches, Joyce Murray, discute des préoccupations canadiennes concernant l'état du stock de maquereaux bleus lors de cette réunion virtuelle du 2 décembre avec son homologue américain, Richard Spinrad, à droite, administrateur de la National Oceanic and Atmospheric Administration.

Photo : Gracieuseté de Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Le Canada fait pression sur les États-Unis pour ajouter le maquereau de l'Atlantique aux stocks de poissons transfrontaliers gérés conjointement par les deux pays, mais, jusqu'à présent, il n'a pas conclu d'accord.

Le Canada a imposé un moratoire total sur toute la pêche commerciale du maquereau en 2022 pour aider à reconstituer le stock épuisé. Les Américains, eux, ont continué à pêcher, mais avec un quota réduit.

La ministre fédérale des Pêches a fait part de ses inquiétudes à son homologue américain

Nous ne sommes pas d’accord avec le fait que le Canada doit suspendre la pêche parce que le stock est dans un état critique et que les États-Unis pêchent essentiellement ce même stock, a dit la ministre canadienne des Pêches et des Océans, Joyce Murray, devant un comité parlementaire.

Les remarques de la ministre sont une sortie publique sur ce qui a été fait discrètement jusqu’ici par le Canada pour persuader les États-Unis de gérer conjointement une espèce qui, selon les deux pays, est en difficulté.

La ministre Murray a aussi fait part de ses inquiétudes lors d'une réunion virtuelle le 2 décembre avec son homologue américain Richard Spinrad, qui dirige la National Oceanic and Atmospheric Administration ou NOAA.

Elle dit qu’il a été réceptif.

Nous avons convenu de partager notre approche puis, dans deux mois, il y aura des réunions entre la NOAA et le MPO pour discuter de nos évaluations et construire une meilleure approche à la reconstruction du maquereau, dit-elle.

Les Américains pêcheront le maquereau en 2023

La porte-parole de la NOAA, Katherine Silverstein, a confirmé que des réunions bilatérales sur les sciences halieutiques sont prévues en février pour discuter des évaluations des stocks, mais il n'y a pas d'accord de gestion formel pour cette espèce.

NOAA Fisheries et le Mid-Atlantic Fishery Management Council se sont engagés à reconstituer le stock de maquereaux de l'Atlantique, indique-t-elle. Un plan de reconstitution plus conservateur est en phase finale de développement pour atteindre cet objectif.

Beaucoup de poissons.

Des maquereaux

Photo : Gurcan Ozturk/AFP/Getty Images

Le plan américain est de diminuer le quota de plus de 1300 tonnes en 2023. Le quota de 2022 avait déjà été diminué de 12 000 tonnes comparativement à celui de l'année précédente.

Le quota canadien de maquereaux de 2023 sera fixé plus tard dans l'année, après la présentation d'une nouvelle évaluation scientifique du stock aux représentants de l'industrie de la pêche et aux groupes environnementaux.

Frustration de l'industrie canadienne

Le MPO a été critiqué par des députés conservateurs de l'opposition et des groupes de l'industrie de la pêche qui remettent en question l'intérêt d'imposer une fermeture canadienne alors que la pêche se poursuit sur le même stock dans les eaux américaines.

Le maquereau qui fraye dans le golfe du Saint-Laurent migre vers les États-Unis pour passer l'hiver.

Selon des données américaines, le mois dernier, des pêcheurs américains ont pêché 680 000 kilogrammes de maquereaux sur Stellwagen Bank, au large du Massachusetts.

Martin Mallet, les bras croisés.

Martin Mallet, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes, trouve la gestion de la pêche au maquereau injuste.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Nous faisons tous ces sacrifices ici au Canada, pour rien, déclare Martin Mallet, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).

Le moratoire sur le maquereau du Canada a fait l'objet d'audiences au comité permanent des pêches et des océans cet automne.

Tant qu'il y a une pêche aux États-Unis, la diminution du total autorisé des captures (TAC) au Canada n'aide pas à reconstituer le stock, a dit la biologiste Melanie Giffin au comité.

Pour ajouter une insulte à ce scénario, les pêcheurs canadiens sont obligés d'acheter du maquereau trop petit aux États-Unis pour l'utiliser comme appât.

Le lobby du Canada en coulisses

Au cours de ces audiences, le MPO a divulgué le travail fait par la ministre et d’autres dirigeants pour convaincre les Américains de fournir leur part d'efforts.

Il y a deux mois, la ministre a écrit à son homologue de la NOAA pour faire pression sur l'affaire, a expliqué le directeur principal des ressources, Todd Willams, au comité.

Le Canada et les États-Unis gèrent déjà conjointement la morue, l'aiglefin et la limande à queue jaune sur le banc Georges, une zone de pêche partagée au large du sud de la Nouvelle-Écosse.

En outre, le directeur général du MPO, Mark Waddell, a écrit à Mike Luisi, président du Mid-Atlantic Fishery Management Council, qui aide à gérer la pêche aux États-Unis.

Les pêcheurs canadiens ont fait un sacrifice très important pour aider à reconstituer le stock de maquereaux et espèrent que cela sera reconnu et respecté, a fait savoir Mark Waddell.

À l'avenir, nous vous encourageons à plaider en faveur de mesures complémentaires dans vos eaux!

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