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Une première en 40 ans : le New York Times en grève pour les salaires

Le bâtiment du New York Times vu de l'extérieur, des voitures passant devant.

Une manifestation devant le siège du journal, au cœur de Manhattan, était prévue vers 13 h.

Photo : Getty Images / Michael M. Santiago

Agence France-Presse

Plus d'un millier de salariés du prestigieux quotidien américain New York Times ont commencé une grève jeudi à minuit pour un conflit sur les salaires, une première pour le journal depuis 40 ans, selon leur syndicat.

Des journalistes et autres employés de l'influent journal, qui donne des couvertures américaines et internationales, ont décidé de cesser le travail pour 24 heures après l'échec de négociations sur les salaires et la convention collective, selon le syndicat de la presse NewsGuild of New York.

D'après cette organisation, l'un des points de contentieux figure dans le refus de la direction du New York Times d'augmenter les salaires dans un contexte national et mondial de poussée de l'inflation.

Plus de 1100 travailleurs du New York Times ont maintenant cessé le travail, une première de cette ampleur en quatre décennies, a annoncé sur Twitter l'organisation syndicale.

Le mouvement ne devrait pas empêcher la parution du quotidien vendredi. Un article paru sur le site du New York Times précise que pendant le débrayage, les employés non syndiqués de la salle de rédaction seront en grande partie responsables de la production des informations.

Une employée en grève tient une pancarte en manifestant devant les bureaux du New York Times.

Plus de 1100 employés du New York Times sont en grève.

Photo : Reuters / JEENAH MOON

Une manifestation devant le siège du journal, au cœur de Manhattan, était prévue vers 13 h.

Une porte-parole du journal a indiqué dans un communiqué que les négociations salariales n'avaient pas échoué et qu'il était décevant que [les employés] en viennent à des actions extrêmes alors que nous ne sommes pas dans une impasse.

Le syndicat a répondu que ses membres voulaient faire en sorte qu'il existe une meilleure salle de rédaction pour tous.

La presse écrite américaine, un temps florissante et prestigieuse, a souffert comme tous les médias d'envergure de la pandémie et est affectée aujourd'hui par l'inflation.

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