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L’AFMO laissera sa présidente finir son mandat même si elle n’est plus maire

Photo de Nicole Fortier Levesque.

Plus tôt cet automne, Nicole Fortier Levesque a tenté, sans succès, de devenir la nouvelle présidente de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario. (Archives)

Photo : Nicole Fortier Levesque

Chris St-Pierre

La présidente de l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO), Nicole Fortier Levesque, demeurera à la tête de l’organisme malgré sa défaite aux élections municipales cet automne.

Ancienne maire de Moonbeam, dans le Nord de l’Ontario, elle s’est inclinée face à Éric Côté, qui avait déjà été candidat progressiste-conservateur de Mushkegowuk—Baie James aux élections provinciales.

Le conseil d’administration de l’AFMO a adopté à l’unanimité un nouvel amendement durant sa 33e assemblée générale annuelle, qui a eu lieu mardi, permettant ainsi à quiconque n’est plus admissible à siéger au conseil d’y demeurer seulement s’il est déjà président, ce qui lui permettrait de finir son mandat.

Cette mesure est inspirée d’une modalité semblable qu'utilisent plusieurs autres organismes dans leurs politiques, dont Ontario Good Roads, selon Mme Fortier Levesque.

Pour assurer une certaine stabilité, étant donné que l’AFMO est dans un processus de relancement, on m’avait demandé si [cette possibilité] m’intéressait, explique-t-elle.

Elle dit avoir accepté de conclure son mandat de deux ans, qui se terminera à l’automne 2023, puisqu’elle veut vraiment assurer la pérennité de l’AFMO.

Mme Fortier-Lévesque continuera également de faire partie du conseil d’administration de l’Association des municipalités de l’Ontario, puisqu’un poste est réservé à un représentant de l’AFMO.

En septembre 2018, une autre candidate à la mairie de Moonbeam avait été élue à la présidence de l'AFMO.

Cependant, l'ancienne conseillère municipale Murielle Turcotte, qui était membre du conseil d'administration de l'Association depuis 2001, a perdu son pari aux élections municipales quelques semaines plus tard. L'organisme a donc été forcé de repartir à zéro en l'absence d'une modalité comme celle adoptée cette semaine.

Les membres de l’AFMO à la baisse

D’ici son départ, Mme Fortier Levesque souhaite recruter de nouveaux membres et inciter les municipalités qui n’ont pas renouvelé leur adhésion depuis le début de la pandémie à joindre à nouveau l’AFMO. La présidente veut surtout s’y prendre en personne, préférant ne pas recourir aux visioconférences.

Je trouve qu’il y a un désintéressement lorsqu’on se rencontre en virtuel. Les gens ont besoin de se voir, de se rencontrer. Ç’a un plus grand impact, estime-t-elle.

L’AFMO comptait plus de 80 membres avant la pandémie. Aujourd’hui, l’Association en compte une trentaine. Mme Fortier-Lévesque dit avoir convaincu cinq municipalités de renouveler leur adhésion à l’Association juste avant sa réunion annuelle.

Un homme qui sourit

Mme Fortier-Levesque a succédé au maire de Hearst, Roger Sigouin, à titre de présidente de l'Association française des municipalités de l'Ontario. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Dans toutes les municipalités, il y a des francophones. Je ne vois pas pourquoi les municipalités ne deviendraient pas membres de l’AFMO. De cette façon-là, ça va nous permettre d’offrir de meilleurs services et d’être présents.

L'Association tente tranquillement de rebâtir ses opérations après avoir connu des années financières difficiles.

En 2017, sa dette était estimée à plus de 150 000 $. Elle a été effacée quelques années plus tard, en 2019. Depuis, le recrutement de nouveaux membres a été une priorité pour plusieurs présidents.

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