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Mort à l’urgence à Edmundston : l’achalandage était « élevé », dit Vitalité

Les portes coulissantes automatiques de l'entrée de l'urgence d'un hôpital. Une enseigne « urgence » en lettres rouges est posée au-dessus des portes.

L'homme décédé à l'urgence d'Edmundston était un septuagénaire.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Pineault

Radio-Canada

L’achalandage et les temps d’attente étaient « élevés » mercredi à l’urgence de l’Hôpital régional d’Edmundston au moment où un patient, qui attendait d'obtenir des soins, y est décédé.

Dans une déclaration écrite, la Dre France Desrosiers, présidente-directrice générale du Réseau de santé Vitalité, explique que le patient septuagénaire est passé au triage et a été pris en charge selon les protocoles établis.

Sa condition avait été jugée stable au moment du triage, indique la Dre Desrosiers.

France Desrosiers.

La PDG de Vitalité France Desrosiers indique qu'il est trop tôt pour faire un lien entre l'achalandage et la mort du patient.

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

Selon Vitalité, le niveau d’achalandage, les temps d’attente et les taux d’occupation étaient élevés mercredi.

Toutefois, impossible pour le moment, dit-on, d’établir un lien entre le décès et l’achalandage.

Une évaluation rigoureuse est en cours afin de bien comprendre ce qui est survenu et de procéder à des améliorations, le cas échéant. Les résultats seront communiqués aux proches du défunt, peut-on lire dans la déclaration écrite du réseau de santé.

C'est catastrophique, raconte une témoin

Suzanne Ducas était à l'urgence de l'hôpital d'Edmundston lorsqu'un patient est décédé en attente de soins, mercredi.

Suzanne Ducas était à l'urgence de l'hôpital d'Edmundston lorsqu'un patient est décédé en attente de soins, mercredi.

Photo : Radio-Canada

Suzanne Ducas, qui était à l’urgence avec sa fille au moment de la mort de l'homme, a été témoin des événements.

Selon elle, l'homme était à l'urgence depuis plusieurs heures lorsque quelqu’un a crié "le monsieur va pas bien".

« Je me suis dirigée vers la personne — parce que j’ai une formation comme préposée — et le monsieur était blanc et feelais vraiment pas bien. Une femme a crié à l’infirmière « code bleu », ils ont pratiqué les techniques de réanimation sur le monsieur. »

— Une citation de  Suzanne Ducas, témoin des événements

Elle dénonce la situation dans les hôpitaux et particulièrement dans les services d’urgence. J’ai l’impression qu’il manque trop de personnel, les gens sont débordés, les ressources sont insuffisantes, c’est catastrophique ce qui se passe dans nos urgences.

La veille de ce drame, Suzanne Ducas dit qu’elle s'était rendue à l’urgence avec sa fille et qu’elle s'était fait dire qu’il y avait 18 heures d’attente. Elle raconte qu’une infirmière est venue s’excuser de la situation.

Le ministre de la Santé interpellé

Lors de la période de questions à l’Assemblée législative jeudi, le porte-parole de l’opposition en matière de Santé, le libéral Jean-Claude D’Amours, a demandé au ministre de la Santé, Bruce Fitch, en quoi consistait son plan pour régler la question des urgences.

Les temps d’attente dépassent les 20 heures dans bien des cas. [...] L’hôpital d’Edmundston a été obligé d’avoir deux salles d’attente pour accueillir les gens, parce qu’actuellement, il n’y a pas de cliniques sans rendez-vous disponibles. [...] La seule option qui reste aux citoyens, peu importe où ils sont au Nouveau-Brunswick, c’est l’urgence, a souligné le député.

Le ministre a tenu à offrir ses condoléances. Il a ajouté que son ministère travaillait d’arrache-pied pour mettre en œuvre les recommandations du plan santé présenté plus tôt cette année.

Bruce Fitch.

Le ministre de la Santé, Bruce Fitch, a esquivé la question du député Jean-Claude D'Amours qui lui a demandé en quoi consistait son plan relativement aux urgences.

Photo : Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

Il affirme avoir rencontré jeudi les PDG et les fiduciaires des deux réseaux, sans préciser si cette rencontre s’est produite avant ou après les événements d’Edmundston.

Bruce Fitch a également souligné des améliorations faites dans les urgences du réseau Horizon, par exemple l’ajout de travailleurs sociaux dans les équipes des urgences et l’ajout de moniteurs pour des patients.

Il y a des choses que les réseaux font pour alléger la pression dans les salles d'urgence, comme le recrutement, des mesures pour améliorer le flux de patients, comme en s'assurant que des lits sont ouverts pour les aînés.

Le ministre Fitch a également désigné l'état de santé plus grave des gens qui se présentent dans les salles d'urgence.

Les gens vieillissent, ils sont de plus en plus malades et vont se présenter dans les salles d’urgence, constate-t-il. Il ajoute que, si des données indiquent une situation anormale, celle-ci sera examinée.

Avec des informations de Mathilde Pineault et d'Alix Villeneuve

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