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Vancouver vote pour mieux définir son projet de caméras d’intervention pour les policiers

Une caméra accrochée au col de l'uniforme d'un policier.

La Ville de Vancouver a voté sur l'élaboration d'un projet pilote concernant le port de caméras d'intervention pour les policiers de la métropole.

Photo : Getty Images / Jack Taylor

Le conseil municipal de Vancouver a voté en faveur d'une motion qui demande à la Municipalité de faire des recherches concernant la possibilité d’équiper les policiers de la métropole avec des caméras d’intervention d’ici 2025.

Mercredi soir, le conseil municipal de Vancouver a débattu une motion proposée par le conseiller Lenny Zhou. Plusieurs citoyens se sont d’ailleurs présentés pour appuyer ou rejeter l’idée du port de caméras par la police de Vancouver.

La conseillère municipale Christine Boyle et le conseiller municipal Pete Fry ont tenté d’amender la proposition, mais sans succès. La motion a finalement été adoptée à 5 contre 3.

Pour le moment, le projet n'est doté d'aucun budget et vise surtout à déterminer les coûts nécessaires pour équiper les policiers de caméras et à répondre à certains questionnements concernant la protection et le stockage des données recueillies.

Il existe actuellement peu de réglementation sur le stockage des données provenant des caméras d’intervention, outre le fait que les normes policières provinciales stipulent que les données doivent être préservées pendant au moins un an si elles ne font pas partie d’une enquête.

Crainte pour les libertés civiles

La directrice des politiques pour l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique (BCCLA), Meghan McDermott, considère qu’aucun ordre de gouvernement n’a proprement étudié les conséquences d’une utilisation à grande échelle de technologies pour filmer le public qui seraient gérées par la police.

Ce qui est vraiment en jeu ici, c’est notre capacité à être libre sans être filmé par l’État. Il y a un grand risque que des informations personnelles soient filmées et gardées dans un serveur quelque part, et d’y ajouter une autre couche de technologie comme la reconnaissance faciale par exemple, soutient-elle.

Nous sommes également inquiets de l’effet qu’une telle mesure peut avoir sur la population et sur son désir de se joindre à une manifestation et à ce qu’elle sera prête à faire dans un espace public si les policiers sont présents, ajoute-t-elle.

Mercredi soir, le conseiller Lenny Zhou a assuré que la motion présentée était loin d’être rendue à l’étape d’un projet pilote et servait plutôt à poursuivre les discussions sur le projet en approfondissant les recherches.

Avec des informations de Michelle Ghoussoub

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