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Un groupe d’experts présente sa vision pour un plan de transport durable à Banff

Un feu de circulation rouge sur l'avenue Banff.

Environ 97 % de la superficie du parc national Banff est déclarée un milieu sauvage où tout développement est interdit.(archives).

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Parcs Canada a publié un rapport lundi qui propose des stratégies pour élaborer un plan de déplacement durable dans la vallée de la Bow.

Ayant recours à un groupe d’experts chargés d’examiner des solutions émergentes et des exemples de bonnes pratiques dans d'autres parcs, le rapport de Parcs Canada définit huit stratégies clés pour réduire l'utilisation de la voiture à usage privé :

  • Réduire le nombre de véhicules privés qui entrent au parc national Banff
  • Créer des carrefours de mobilité; des lieux d’accueil bien définis
  • Améliorer et diversifier les possibilités de transport en commun
  • Développer et encourager le transport actif
  • Créer un réseau de transport complet et harmonisé
  • Établir des partenariats avec les intervenants et les peuples autochtones
  • Utiliser la tarification comme un outil pour influencer les comportements
  • Mieux comprendre l’expérience des visiteurs et l’utilisation des transports

Le rapport, disponible en ligne (Nouvelle fenêtre) (en anglais), sera à la disposition du public pour 60 jours.

Au cours de cette période, les communautés et les personnes autochtones intéressées, ainsi que les autres membres du public, sont invités à examiner le rapport et à faire part de leurs commentaires directement à Parcs Canada.

Alléger le trafic et les impacts écologiques

La circulation des véhicules dans le parc a connu une augmentation globale de 30 % au cours de la dernière décennie.

Par voie de communiqué, Parcs Canada indique que quelque 8,3 millions de véhicules entrent dans le parc chaque année. Parmi eux, seule la moitié transportent des visiteurs tandis que les autres poursuivent leur route vers des destinations à l'extérieur du parc.

Les gens ne viennent pas ici pour s'asseoir dans les embouteillages ou chercher toute la journée pour une place de stationnement, a déclaré le président du groupe d'experts, Bill Fisher. Nous devons nous rendre compte que le statu quo ne fonctionne plus.

Une longue file d'automobiles attendent à l'entrée du parc national de Banff.

Entre 2010 et 2019, il y a eu une augmentation de 29 % du nombre de visites dans le parc national Banff (archives).

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

La création de carrefours de mobilité offrirait une variété de services adaptés aux destinations du parc, incluant des accès à un transport en commun multimodal.

La mairesse, Corrie DiManno, se dit convaincue par les mesures proposées afin d’inciter un changement de comportement chez les conducteurs et ainsi encourager l’utilisation de transports en commun ou d'autres moyens de transport plus écoresponsables.

Je considère qu'il s'agit d'un véritable tournant dans le parc national Banff en ce moment, a souligné Mme DiManno. Je considère comme très positif le fait que nous soyons alignés dans notre réflexion.

« Les visiteurs pourraient bénéficier d'une meilleure expérience et cela permettrait de réduire les gaz à effet de serre. »

— Une citation de  Bill Fisher, président du groupe consultatif d'experts sur le transport durable des personnes dans la vallée de la Bow

Alors que la circulation dans la municipalité voisine de Lake Louise a augmenté de 71 % au cours des dix dernières années, le groupe d'experts suggère qu'un service de téléphérique pour permettre aux visiteurs de voir le lac Louise serait plus logique – et écologique.

Des recommandations audacieuses

Passer en revue les politiques et les dispositions législatives sur les coûts d'entrée du parc est une possibilité, qui soulève cependant certains enjeux.

La stratégie de tarification fait fi des niveaux de revenu, ce qui peut créer des problèmes d’équité et dissuader les personnes à faible revenu de visiter le parc, indique le rapport.

Les coûts associés au développement de nouveaux systèmes de transports en commun, ainsi que des incitatifs pour décourager le recours au véhicule personnel dans l'enceinte du parc, présentent eux aussi leur lot de défis, remarquent les auteurs.

Les observations, analyses et recommandations compilées dans le rapport doivent toutes être soumises à l’examen du public et faire l’objet d’une évaluation environnementale approfondie, selon le groupe d’experts.

Le grand public a jusqu'au 2 février 2023 pour lire le rapport et faire part de leur opinion à Parcs Canada.

L'agence préparera ensuite un rapport détaillant les informations recueillies durant cette période de consultation. Le tout sera présenté en mai 2023.

Avec les informations d'Helen Pike

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