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Violence conjugale : des refuges albertains ont dû refuser 83 % des demandes d’hébergement

Une femme se défend, en montrant la main en signe «d'arrêt».

Des milliers de femmes albertaines ont contacté des refuges pour y être admises, mais seulement un peu plus de 15 % d'entre elles ont pu obtenir une place.

Photo : Nadine Shaabana/Unsplash

L'an dernier, en Alberta, des milliers de femmes victimes de violence conjugale n’ont pas pu accéder aux refuges et aux maisons de transition. Selon le Conseil de l'Alberta pour les refuges pour femmes (ACWS), cette situation est causée par un sous-financement chronique et un manque de personnel.

Lors de l’année financière 2021-2022, les refuges ont reçu 25 530 demandes d’admissions de personnes, à très grande majorité des femmes, qui souhaitaient fuir une relation abusive, mais seulement 16,6 % d’entre elles ont pu être acceptées. Ces refus sont dus au manque de places, à la pénurie de main-d'œuvre, et à la complexité des cas.

Selon ACWS, les cas sont plus complexes qu’avant la pandémie, notamment à cause de problèmes de santé mentale, de dépendance et d’insécurité alimentaire.

Pour la directrice de l'organisme, Jan Reimer, le gouvernement provincial doit agir rapidement. Elle demande une augmentation du financement d’au moins 20 %, pour combler les effets de l’inflation et augmenter les ressources.

Ils doivent s’attaquer aux maigres salaires [pour les travailleurs des refuges]. La gestion des effectifs est dépassée et ils doivent aborder les coûts opérationnels immédiatement, demande-t-elle.

Pendant la pandémie, le nombre d’appels aux différentes ressources d’aide a diminué, tout comme la quantité d’admissions dans les refuges. Cependant, dans le rapport annuel qui couvre la période d’avril 2021 à mars 2022, les organismes ont vu les demandes d’aide augmenter d’environ 25 % pour revenir au niveau prépandémique.

Les refuges doivent de plus en plus combler les besoins primaires des femmes, parce que notre filet social est défaillant. Quand vous devez puiser dans votre budget pour acheter de la nourriture pour les femmes de votre maison de transition, c’est un défi.

Une citation de Jan Reimer, directrice, ACWS

En moyenne, une personne demandant de l'aide passe six mois sur une liste d’attente avant d’avoir une place en maison de transition. Pour les personnes ayant des enfants, l'attente est quatre fois plus courte.

Les femmes représentent 98,5 % des personnes qui reçoivent des services d’ACWS. L'organisme affirme que la violence conjugale continue d’être sous-rapportée aux services policiers et estime que 80 % des personnes ayant connu de la violence conjugale ne dénoncent pas leurs agresseurs à la police.

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