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Projet de loi C-21 : des armes de chasse sont visées, selon le Club de tir Le Faucon

Un homme tient une arme dans une salle.

Le président du Club de tir Le Faucon de Saguenay, Sébastien Brassard, estime que l'amendement vise des armes de chasse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le président du Club de tir Le Faucon de Saguenay, Sébastien Brassard, invite le gouvernement fédéral à revoir son amendement proposé pour le projet de loi C-21sur le contrôle des armes à feu.

Ottawa a présenté une liste d'armes et de leurs dérivés qui deviendront prohibés au Canada si la loi, qui vise à éliminer les armes d’assaut, est adoptée. Cet amendement contient une clause qui interdit tout fusil ou fusil de chasse susceptible de recevoir un chargeur de plus de cinq cartouches.

Tout comme le lobby des armes à feu, Sébastien Brassard croit que l'amendement s'attaque aux chasseurs et aux amateurs de tir à la cible.

Il explique qu'en désignant des modèles et leurs variantes, toute une série d'armes d'épaule pourrait être interdite. Il déplore ainsi que le projet de loi cible des armes simplement parce qu'elles sont noires et en matériaux composites.

Les jeunes d’aujourd’hui, c’est pas des carabines comme ça qu’ils aiment, avec du bois. Eux autres, ils aiment le noir, les choses comme ça. Ça ressemble à des carabines de combat, mais ce n’est pas des carabines de combat, c’est vraiment conçu pour la chasse, a-t-il fait valoir.

Des armes sur une table.

Sébastien Brassard croit que des armes sont injustement ciblées en raison de leur apparence.

Photo : Radio-Canada

Sébastien Brassard est d'accord avec les groupes pro-armes qui disent que les gouvernements devraient mieux aider les citoyens qui ont des problèmes de santé mentale et s'attaquer aux groupes criminalisés. Mais il indique qu'en voulant interdire des armes de chasse, des citoyens risquent de vouloir cacher leurs armes, ce qui représente un risque pour la population.

Ça nous a pris 100 ans à avoir une réglementation qui est déjà très sévère au Canada. Pour acquérir une arme à feu, ça prend une bonne santé mentale, ça prend des gens qui sont solides, ça prend pas de dossier criminel. On vient de reculer, on vient de tout effacer le travail qui a été accompli durant ce temps-là, a-t-il poursuivi.

Il a d’ailleurs indiqué que son club a déjà pris des moyens pour qu'un citoyen qui tient des propos menaçants se fasse retirer ses armes à feu.

Le président de ce club de tir saguenéen estime que l’arme que tenait le gardien de but des Canadiens de Montréal, Carey Price, dans son message sur les réseaux sociaux est bel et bien visée par l’amendement. Le Parti libéral du Canada a soutenu le contraire alors que la controverse faisait rage au cours des derniers jours.

Il s’agirait d’une Benelli M1. C'est cinq balles et moins dans un chargeur tubulaire pour les 12. Si on est capable de rajouter des balles, l'arme devient illégale automatiquement, a-t-il expliqué. L’amendement vise spécifiquement les chargeurs de cinq balles, a affirmé Sébastien Brassard.

Ce spécialiste a enchaîné en expliquant que des modèles canadiens limités à trois balles pourraient être prohibés parce que des modèles semblables aux États-Unis ont plutôt des capacités de 10 balles.

D'après un reportage de Gilles Munger

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