•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vives discussions à propos du stationnement à étages au conseil d’arrondissement

Un homme attend de parler à un micro devant un autre qui fait la file.

Pierre-Bernard Bergeron et Robert Bouchard croient que le futur stationnement devrait être doté d’un toit vert, ce qui pourrait ajouter 10 millions de dollars à la facture. Ils croient que la Ville s’apprête à accepter le projet du CIUSSS sur la base d’un seul croquis.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

L'épineux dossier de la construction d'un stationnement à étages près de l'hôpital de Chicoutimi est revenu sur le tapis, mercredi midi, lors de la séance du conseil d'arrondissement.

Alors que les élus de Chicoutimi entendent donner leur autorisation, en déposant à une future séance une nouvelle mouture de la modification au zonage refusée par la Commission municipale du Québec, des citoyens demeurent mécontents et dénoncent le manque de transparence de la Ville. La mairesse de Saguenay, Julie Dufour, avait fait cette annonce à la suite d’une rencontre au bureau de la ministre régionale Andrée Laforest.

Le stationnement est au coeur du projet d’agrandissement du bloc opératoire qui empiéterait sur des cases actuelles.

Des membres du comité citoyen qui craignent que le paysage soit obstrué par le stationnement se sont présentés à l'assemblée et ont pressé la Ville de rendre publics les croquis du projet. L'ex-député bloquiste de Chicoutimi-Le Fjord, Robert Bouchard, qui était déjà membre du comité, a pris la parole lors de la séance.

Le plan d'un stationnement avec une rivière derrière.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fourni la plus récente esquisse du plan préliminaire du stationnement à étages. Elle a été réalisée par les architectes-ingénieurs de la SQI, en collaboration avec le CIUSSS.

Photo : Gracieuseté de la Société québécoise des infrastructures (SQI)

L’ancien politicien ne comprend pas pourquoi l’administration de Julie Dufour accepte le projet sur la base d'un seul croquis et réclame plus de transparence. Robert Bouchard a rappelé qu'il n'est pas contre l'agrandissement du bloc opératoire ni le stationnement. Il demande cependant que les infrastructures soient dotées d'un toit vert, ce qui ajouterait environ 10 millions de dollars au projet estimé à environ 35 millions de dollars à l’enveloppe totale estimée à plus de 500 M$. Le toit vert ne fait pas partie des plans du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

C’est un croquis qu’ils ont présenté. Ils n’ont pas présenté de plan détaillé. Prenons la meilleure décision, celle qui va convenir, celle qu'on ne regrettera jamais dans le futur, a-t-il martelé en rappelant que le stationnement demeurera pour les 75 prochaines années. 

Selon les citoyens, la Ville n'a pas réfléchi dans une perspective d'avenir et se fait manipuler par le CIUSSS. On craint des îlots de chaleur et de la pollution lumineuse. Pierre-Bernard Bergeron, membre du comité, croit que les dés sont pipés et que Saguenay n’est pas à l’écoute de ses citoyens.

Moi je trouve que votre croquis est pathétique. Il est pathétique parce qu'il ne représente pas la réalité, a-t-il lancé.

Un homme parle à un lutrin debout dans une salle en bois.

Pierre-Bernard Bergeron accuse Saguenay de manquer de transparence et demande à voir les croquis du projet de stationnement à étages de l'hôpital de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

La période de questions a donné lieu à quelques échauffourées, alors que le conseiller municipal Michel Potvin a demandé au citoyen Bergeron, sur un ton ironique, si son souhait était de pouvoir voir les poissons dans le Saguenay. À ce moment, la conseillère Mireille Jean a secoué la tête en signe de découragement. 

La conseillère continue de croire que d'autres solutions seraient envisageables.

Est-ce que le CIUSSS a fait une étude pour voir s’il y avait du stationnement incitatif qu’on pourrait utiliser? Est-ce qu’on a des incitatifs vis-à-vis le transport en commun? Est-ce que le transport actif peut être envisagé? Il y a d’autres avenues qui auraient pu être additionnées. Est-ce que ça aurait imposé de faire un stationnement ou non? Peut-être que oui, mais peut-être pas de 600 cases. Peut-être que ça aurait été 150 cases ou 200 cases, a exposé l’élue du district #8.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...