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Les jeunes Québécois moins en forme qu’avant : Pierre Lavoie déçu

Pierre Lavoie en entrevue.

Pierre Lavoie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Même si certaines de ses observations personnelles le menaient à ces conclusions, l'instigateur du Grand Défi, Pierre Lavoie, s'est dit déçu des résultats de l'étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Sherbrooke qui démontre une baisse importante des capacités physiques chez les jeunes Québécois.

En reproduisant un test effectué en 1982, les chercheurs ont constaté une diminution de la capacité VO2 max de 20 % à la fin de l’adolescence et une diminution de 30 % de la capacité fonctionnelle, c'est-à-dire la capacité d’effectuer une activité d’intensité modérée à intense.

Pour Pierre Lavoie, l'heure est venue de créer un modèle québécois pour s'assurer qu'une personne soit active, dès le bas âge jusqu'à l'âge d'adulte.

Il y a des modèles qui performent très bien : il y a le modèle scandinave, il y a le modèle australien, il y a le modèle américain également. Mais le Québec, maintenant, doit créer son propre modèle, parce qu’au Québec on a pris ça au sérieux depuis plusieurs années, les saines habitudes de vie. Dans les écoles, il y a des mesures pour aider à faire bouger les jeunes, des montants qui sont investis par les gouvernements, de façon je dirais, de façon exemplaire par rapport au reste du Canada. C’est pour ça que Québec doit continuer dans cette voie-là, mais aller encore plus loin en concertant les ressources, a-t-il exposé.

Selon le Baieriverain d'origine, le rapport à l’activité physique doit être revu.

Il faut travailler en amont, s’assurer qu’un jeune soit compétent et non pas performant dans plusieurs sports où il y aura toujours dans son coffre à outils plusieurs outils pour s’en sortir, a-t-il poursuivi.

Plus d'intensité, propose François Carrier

Pour le professeur d'éducation physique François Carrier, il faut inclure quelques périodes d'efforts intenses dans les écoles.

Un homme sourit avec un masque sous le menton.

L’enseignant en éducation physique François Carrier

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Il faudrait ramener de courtes périodes d’intensité. Ensuite de ça, je pense que les entraînements dans les sports-études où on est axé un peu plus sur la technique, la pratique et la stratégie, il faudrait ramener des périodes de VO2 max également, a expliqué celui qui est également conseiller municipal à Alma et qui a mis sur pied de nombreuses initiatives pour faire bouger les jeunes.

Question d'argent, dit Julie St-Pierre

De son côté, la pédiatre Julie St-Pierre rappelle que la sédentarité des jeunes n'est pas le seul facteur d'une mauvaise condition respiratoire.

Portrait de la pédiatre et lipidologue Julie St-Pierre.

La pédiatre Julie St-Pierre

Photo : Jorge Camarotti

On doit aussi se questionner sur leur alimentation, leur sommeil et bien entendu, les temps d’écran. S’il y en a moins, on va bouger. Mais encore faut-il que le parent soit capable de payer, a analysé la Chicoutimienne d’origine qui est connue pour son expertise en lutte contre l’obésité.

Avec les informations de Laurie Gobeil et Mélissa Paradis

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