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Après 20 ans de prison, un Albertain perd sa liberté conditionnelle

Un homme tient les barreaux d'une cellule de prison.

Selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada, Ryan Jason Love présente un « risque élevé » pour la sécurité publique (archives).

Photo : Shutterstock

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a révoqué la libération conditionnelle totale dont bénéficiait depuis 2012 un Albertain, Ryan Jason Love, après avoir purgé 20 ans de sa peine à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré d’une chauffeuse de taxi en 1990 à Banff.

Dans sa décision du 9 novembre, la Commission dit que l’agent des libertés conditionnelles qui suit le dossier de Ryan Jason Love a perdu toute confiance en lui du fait de ses changements d'humeur et du non-respect des conditions qui lui étaient imposées.

Alors qu'il était âgé de 18 ans, en 1990, Ryan Jason Love s’en était pris à une chauffeuse de taxi, Lucie Turmel, pour lui voler son argent sous la menace d’un couteau, rappelle la Commission. Lorsque celle-ci est descendue de son taxi en courant, il l’a poursuivie et l’a poignardée à plusieurs reprises.

Il a ensuite saisi son véhicule et son argent, pendant qu'elle succombait à ses blessures dans la rue.

Ryan Jason Love a été arrêté deux ans plus tard par la police et grâce à des preuves ADN, puis reconnu coupable de meurtre non prémédité et condamné en 1994 à la prison à perpétuité sans possibilité de libération avant 20 ans.

En 2011, il a bénéficié d’une semi-liberté assortie de conditions particulières : il devait s’abstenir de consommer des stupéfiants, ne devait pas avoir de contact avec la famille de la victime et se soumettre à des examens psychologiques.

Ayant vécu en semi-liberté pendant plus d’un an dans un centre résidentiel communautaire sans aucun problème, il s'est vu accorder en 2012 une libération conditionnelle totale.

Sept ans sont passés sans anicroches, au point que la justice a estimé, en octobre 2019, qu’il n’avait plus besoin de suivi psychologique.

Condamnation subséquente

Toutefois, en mai 2020, Ryan Jason Love a entrepris une relation amoureuse marquée par des disputes régulières avec sa conjointe, qui a même dû faire appel une fois aux services d’une ambulance pour recevoir des soins médicaux.

Même si l’agent des libertés conditionnelles lui a alors demandé de ne plus revoir cette dernière, il a continué à la revoir, sur fond de conflits domestiques continuels.

Le 3 janvier 2021, la police a accusé Ryan Jason Love d’un nouvel incident domestique après qu'il eut brisé les vitres du véhicule de sa conjointe avec une batte de baseball après que celle-ci eut décidé de rompre avec lui.

Il a plaidé coupable à cette nouvelle accusation et a reçu une peine de 30 jours.

À la suite de cette condamnation, la Commission, qui estimait jusque-là que son cas restait gérable, a transféré en juin 2022 la surveillance de son dossier à un nouvel agent de libération conditionnelle.

Celui-ci a dit avoir noté au fil de leurs différentes rencontres que Ryan Jason Love changeait trop souvent de versions des faits et qu’il ne pouvait donc plus lui faire confiance.

Tout en notant les progrès que Ryan Jason Love a accomplis, notamment lors de sa semi-liberté et pendant les sept premières années de la liberté conditionnelle totale qui lui était accordée, la Commission estime que ses agissements négatifs l'emportent sur [ses] progrès.

Elle décide donc de révoquer la liberté conditionnelle de l'homme désormais âgé de 51 ans, car, il présente un risque élevé pour la sécurité publique.

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