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L’exposition sur la vie créative de Leonard Cohen s’ouvre à Toronto

Leonard Cohen devant un micro.

L'une des photographies de l'artiste exposées au Musée des beaux-arts de l'Ontario, nommée « Cohen Performing » [Cohen en spectacle]. 1972, photographe inconnu, tirage gélatino-argentique.

Photo : Leonard Cohen Family Trust

Radio-Canada

Alors que l'héritage de Leonard Cohen en tant qu'écrivain, chanteur et artiste est bien connu, une nouvelle exposition offre une réflexion plus intime sur son processus créatif.

Cette semaine, le Musée des beaux-arts de l'Ontario (AGO) ouvre Leonard Cohen : Everybody Knows, une vitrine de plus de 200 œuvres d'art et objets tels que des cahiers d'archives, des lettres, des paroles, ainsi que des photographies et des dessins.

Des images rares de concert sont aussi présentées dans deux installations multimédias à grande échelle.

L'exposition est accessible aux membres de l'AGO à partir de mercredi, puis au public dès samedi.

L'entrée du Musée des beaux-arts de l'Ontario.

L'exposition « Leonard Cohen : Everybody Knows » se déroule jusqu'au 10 avril au Musée des beaux-arts de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Elle incorpore une utilisation symbolique de l'ombre et de la lumière, avec des accents muraux bleus saisissants, pour refléter le lien profond de Cohen avec le Québec, Israël et la Grèce.

Les visiteurs peuvent s'attendre à plonger plus profondément dans les complexités et les aspects uniques de la vie de Cohen à travers les photographies et les artefacts exposés, affirme le directeur du musée, Stephen Jost.

Émotionnellement beau

Vous serez vraiment frappé par la beauté du spectacle, par le soin apporté aux détails, mais aussi par le fait que le spectacle suscite toute une gamme d'émotions, dit-il. Depuis ses débuts jusqu'à la toute dernière vidéo, où il récite une prière à Jérusalem, c'est émotionnellement beau.

L'exposition, organisée par Julian Cox, directeur adjoint et conservateur en chef de l'AGO, comprend des prêts importants du Leonard Cohen Family Trust, complétés par des prêts de la bibliothèque Thomas Fisher de l'Université de Toronto, de la galerie Stephen Bulger et du Musée d'art contemporain de Montréal.

L'exposition suit un arc chronologique, explorant les débuts de Cohen à Montréal ainsi que son adaptation à la paternité au début des années 1970. Les artefacts détaillent la façon dont les idées créatives de Cohen ont évolué, explique le conservateur.

C'est une sorte de vue kaléidoscopique de Cohen, résume M. Cox. Nous précisons également que dès le début, l'activité de dessin et de griffonnage était très importante pour lui.

Un dessin représentant un diluant, une bougie, une salière et une cannette.

Un des dessins exposés de Leonard Cohen, « Still Life » [Nature morte], daté entre 1976 et 1980.

Photo : Musée des Beaux-Arts de l'Ontario/Leonard Cohen Family Trust

Il note également la passion de Cohen pour la photographie. L’artiste est allé jusqu’à créer un album de 1968 à 1969 avec ses propres photos. Dans l'exposition, l'album est intitulé Tennessee Notebook.

Il a compris le pouvoir [de la photographie] et sa capacité à façonner la manière dont sa personnalité était vécue publiquement, affirme Julian Cox.

L'exposition est ancrée dans deux œuvres à grande échelle des artistes montréalais Kara Blake et George Fok, commandées par le Musée d'art contemporain de Montréal.

Offerings, de Blake, commandée en 2017, est une compilation vidéo sur cinq écrans invitant les visiteurs à entendre Cohen réfléchir sur ses propres écrits et chansons. L'installation vidéo multi-écrans de 56 minutes de George Fok, Passing Through, également commandée en 2017, présente un collage de performances extraites de quatre décennies.

L'installation « Offerings » [Les offrandes], de Kara Blake.

L'installation « Offerings » [Les offrandes], de Kara Blake, était utilisée lors de l'exposition « Leonard Cohen : une brèche en toute chose » au Musée d'art contemporain de Montréal en 2017.

Photo : ONF

Blake dit qu'en réalisant sa pièce, son objectif était de présenter Cohen dans ses propres mots et de se plonger dans son processus artistique en commençant par ses influences d'enfant.

J'étais attirée par certains thèmes et j'ai tenté de créer un espace où les gens pourraient entrer et s'engager dans ce genre de conversation intime avec Cohen, déclare-t-elle.

Fok présente quant à lui sa pièce comme une expérience immersive qui célèbre Cohen, décédé en 2016 à l'âge de 82 ans, en tant qu'auteur-compositeur-interprète et artiste. Il dit qu'il veut que les visiteurs vivent l'équivalent d'un voyage dans le temps et dans l'espace.

Mon installation contient beaucoup d'expériences émotionnelles qui sont nostalgiques, romantiques et reflètent son identité personnelle, dit-il.

L'exposition se déroule jusqu'au 10 avril 2023.

Avec les informations de La Presse canadienne

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