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La Ville de Montréal réduit les hauteurs permises dans le quartier chinois

Ce secteur historique de la métropole sera dorénavant mieux outillé pour faire face à la pression immobilière.

Arche de type Paifang à l'entrée du quartiers chinois de Montréal.

Le quartier chinois est le seul district historique significatif d'une communauté chinoise préservé au Québec et dans l'est du Canada.

Photo : iStock

L'administration Plante a adopté mercredi un nouveau règlement pour mieux protéger le quartier chinois de Montréal, dont la valeur patrimoniale est largement reconnue. Le comité exécutif l'a approuvé par un vote en matinée, lors de sa réunion hebdomadaire.

Le règlement vient abaisser les hauteurs et les densités permises dans le secteur. Mais il vient aussi élargir le périmètre protégé au niveau municipal.

Son adoption fait suite au dépôt du rapport de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM), qui avait émis neuf recommandations au sujet du quartier chinois, en octobre dernier.

C'est un grand jour pour le quartier chinois, a déclaré mercredi le conseiller Robert Beaudry, responsable du dossier au comité exécutif.

« On voulait être rapides, on voulait être prompts, parce que l'OCPM et la communauté qui a participé à cette grande consultation-là nous ont demandé d'aller de l'avant pour abaisser les hauteurs, mais également pour agrandir les frontières du quartier chinois. »

— Une citation de  Robert Beaudry, responsable de l'urbanisme au comité exécutif de la Ville de Montréal

Cette modification du Plan d'urbanisme s'inscrit dans une série de gestes posés de concert avec le gouvernement Legault dans la dernière année pour mieux protéger ce secteur historique de la métropole.

En janvier dernier, l'ex-ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy avait notamment signé des avis d'intention dans le but de classer le quartier chinois en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec.

Cette intervention gouvernementale visait à la fois le noyau institutionnel du secteur et deux de ses bâtiments les plus emblématiques : l'édifice de la British and Canadian School – aussi connu sous le nom de la maison Wing – et l’ancienne manufacture S. Davis and Sons.

Leur statut n'a pas évolué depuis.

Résister à la pression immobilière

La construction de deux immenses bâtiments au coin du boulevard Saint-Laurent et de l'avenue Viger est récemment venue ébranler le quotidien de la communauté chinoise qui fréquente le quartier.

L'acquisition d’immeubles patrimoniaux par des promoteurs immobiliers, dans les dernières années, a également généré son lot de craintes, ce qui a poussé le gouvernement Legault et l'administration Plante à agir conjointement pour conserver le caractère historique du secteur.

Le quartier chinois est le seul district historique significatif d'une communauté chinoise préservé au Québec et dans l'est du Canada. Ses limites convenues sont circonscrites par la rue Jeanne-Mance, la rue Saint-Dominique, l'avenue Viger et le boulevard René-Lévesque.

L’étude architecturale ayant mené à la révision du Plan d'urbanisme a toutefois proposé un élargissement du territoire vers l’est et l’ouest, soit jusqu’aux rues Sainte-Élisabeth et De Bleury – une suggestion retenue par l'administration Plante dans son nouveau règlement.

Celui-ci devra maintenant être soumis au conseil municipal, qui se réunira en séance ordinaire le 19 décembre.

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