•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des études indépendantes sur le projet de camping au club de golf Boule Rock

Affiche du club de golf Boule Rock.

Le club de golf Boule Rock, à Métis-sur-Mer (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Le Comité citoyen de Métis-sur-Mer annonce, par communiqué, qu'il mandate les firmes PESCA Environnement et Raymond Chabot Grant Thornton pour mener des études sur le projet de transformation d'une partie du club de golf Boule Rock en camping pour véhicules récréatifs.

Le Comité soutient que ces études serviront à mieux connaître les impacts environnementaux et économiques du projet.

L'étude économique menée par Raymond Chabot Grant Thornton doit notamment permettre d'évaluer les retombées économiques que le projet pourrait générer dans les environs, pour les commerçants locaux et la Ville.

Elle doit aussi évaluer les coûts et les risques financiers à court et à long terme pour la Ville, si le projet se réalise.

L'ensemble des fonds nécessaires pour mener ces études ont été recueillis lors d'une campagne de sociofinancement menée dans les derniers mois.

Le Comité citoyen de Métis-sur-Mer indique que l'objectif de ces études est d'accompagner les élus pour qu'ils puissent prendre une décision éclairée, neutre et objective dans ce dossier.

Questionnements sur la collaboration avec la Ville

Toujours par communiqué, le Comité déclare que le conseil municipal l'a assuré de sa collaboration et de son implication dans la réalisation des études pendant plusieurs mois.

À notre grand étonnement et sans raison claire, le conseil municipal a changé sa position et limite, depuis un avis de ses avocats, son implication à la transmission de documents produits par la Ville (évaluation foncière, budget 2022, etc.) essentiellement de nature publique, ajoute toutefois le Comité.

L'hôtel de ville de Métis-sur-Mer.

Le maire de Métis-sur-Mer affirme que la Ville a partagé les documents publics demandés avec le Comité citoyen, contrairement à ce que le regroupement affirme par communiqué. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Joint au téléphone, le maire de Métis-sur-Mer, Jean-Pierre Pelletier, affirme le contraire. Il indique que la Ville a bel et bien fait parvenir les documents demandés au Comité citoyen.

Il y a même quelqu'un qui est venu du comité cette semaine puis il a dit qu'il était content et qu'il avait eu les documents qu'il avait demandés. Alors là, je ne comprends pas l'histoire, ajoute-t-il.

Jean-Pierre Pelletier soutient que la Ville a reçu une mise en demeure de la part d'une personne qui aurait fait partie du Comité citoyen, mais qui ne serait plus au nombre de ses membres.

Il ajoute que c'est en raison de cette mise en demeure que la Ville demande l'avis de ses avocats avant de faire parvenir certains de ses documents aux citoyens.

Radio-Canada a tenté de joindre le Comité citoyen de Métis-sur-Mer, mais n'a pas eu de réponse à sa demande d'entrevue.

Jean-François Fortin devant une promenade au bord du fleuve, à Sainte-Flavie.

Jean-François Fortin est actionnaire du Groupe JGS depuis novembre. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le club de golf a été acheté en janvier dernier par le Groupe JGS.

Le projet de camping du groupe ne fait pas l'unanimité au sein de la population de Métis-sur-Mer.

Deux nouveaux actionnaires, Jean-François Fortin et Chloé Giguère-Gascon, se sont joints aux actionnaires du Groupe JGS en novembre dernier. Ils sont responsables de la gestion des possessions du groupe au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Dans son communiqué, le Comité citoyen de Métis-sur-Mer indique qu'à l'opposé de la Ville, il peut désormais compter sur la collaboration du nouveau partenaire du promoteur du projet, Jean-François Fortin, qui a accepté de collaborer aux différentes études.

Jean-François Fortin confirme cette information. On leur a assuré une pleine collaboration pour l'ensemble des études qui sont à être menées. On a même donné un accès total à notre terrain pour la firme PESCA Environnement qui a comme mandat de faire des analyses environnementales, indique-t-il.

Le copropriétaire du club de golf Boule Rock ajoute que le Groupe JGS mène également ses propres études.

Jean-François Fortin affirme que le promoteur n'a pas eu de problème dans sa collaboration avec la Ville.

On n'a pas eu de problèmes avec la Ville de Métis-sur-Mer. L'été dernier, elle a offert un appui unanime au projet, c'est-à-dire au développement d'un camping, ajoute M. Fortin.

Un projet en développement

La Ville a fait appel à une firme externe pour l'aider avec la modification réglementaire nécessaire au développement du projet de camping puisque le zonage ne permet pas cet usage sur le terrain du Boule Rock.

Jean-François Fortin ajoute que cette modification réglementaire doit être soumise à une consultation publique et pourrait ensuite être soumise à une approbation référendaire si suffisamment de citoyens signent un registre en ce sens, comme cela se fait parfois pour d'autres modifications réglementaires.

On est en train de préciser le projet pour qu'on puisse avoir vraiment toutes les informations qui l'entourent, afin de permettre aux citoyens, quand va venir la modification réglementaire, d'être à même de porter un jugement éclairé sur la nature du projet qui va prendre place au club de golf Boule Rock, poursuit le coactionnaire du Groupe JGS.

Le promoteur pourrait éventuellement participer à une séance publique du conseil municipal pour répondre aux questionnements des citoyens.

On veut être capables de déposer un projet qui va donner cartes sur table à la population pour comprendre le projet. Puis, elle se fera une opinion, la population. [...] S'il faut retourner à la table à dessin parce qu'il y a d'autres inquiétudes, bien on les travaillera et on s'arrangera pour trouver un terrain d'entente [...] pour qu'on ait un projet gagnant-gagnant, précise Jean-François Fortin.

Il rappelle que l'ajout de ce camping a comme objectif de permettre au club de golf de retrouver la rentabilité.

Le copropriétaire souligne enfin que le golf comprendra toujours 18 trous, mais que 2 trous devront être reconfigurés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...