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Un programme est lancé pour contrer la maltraitance envers les aînés

Les mains d'une personne âgée tenant une canne.

Le programme Bien en résidence a été lancé dans le but d'agir contre la maltraitance envers les aînés dans les résidences.

Photo : iStock

Radio-Canada

Pour contrer l'intimidation, la violence et la maltraitance envers les aînés, une chaire de recherche de l'Université de Sherbrooke lance le programme Bien en résidence. Il s'agit d'une réponse concrète à une enquête, commandée par le groupe Chartwell, qui démontre que 5 % des personnes vivant en résidence pour personnes âgées ont vécu de la maltraitance psychologique.

Pendant cinq ans, une équipe de chercheur, menée par Marie Beaulieu a recueilli des témoignages d'intimidation et d'intolérance dans quatre résidences privées du groupe Chartwell.

Des situations où les gens peuvent avoir des interactions verbales qui sont très désagréables, voire même même offensantes. On voyait des situations d'intimidation un peu plus physique. On pouvait voir des bousculades, relate Mme Beaulieu.

L'essentiel du programme Bien en résidence repose sur la valorisation de la bienveillance, l'amélioration des processus d'acceptation des nouveaux résidents, un meilleur accès aux outils en matière d'intégration et un meilleur suivi des situations conflictuelles.

Moi, quand j'étais jeune, on ne parlait pas beaucoup de l'intolérance ou de la maltraitance chez les aînés, on vivait avec, ajoute le porte-parole de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais, Jasmin Roy.

« Plus on améliore les relations, plus les gens sont heureux, plus ils vivent plus longtemps. »

— Une citation de  Jasmin Roy, porte-parole de la Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais

Des exemples concrets d'intimidation

Des exemples d'intégration difficile ont été constatés par les chercheurs. On a vu aussi que dans des milieux de loisirs très compétitifs, il y a des gens qui peuvent être exclus, précise Mme Beaulieu.

Par exemple, les gros joueurs de cartes ne veulent pas jouer avec des gens qui jouent de façon plus légère ou modérée, explique-t-elle.

Pour des résidentes, les cas d'intolérance sont rares, mais lorsqu'ils surviennent, ils seraient destructeurs.

Les gens avec lesquels il peut y avoir une certaine intolérance, ce ne sont pas des gens qui sont méchants. C'est souvent des gens qui n'ont pas appris à communiquer, témoigne Pierrette Boulanger.

Pour une autre résidente, Daisy Biron, le mot d'ordre demeure le respect. Il y en a qui sont un peu malveillants, mais ils ne sont pas nécessairement responsables [de leur comportement] parce qu'il y a parfois un peu de troubles cognitifs. C'est normal. On est dans une résidence. Le tout, c'est d'avoir du respect. L'important, c'est le respect, enchaîne la dame.

De la bienveillance ressort de leurs propos et c'est justement ce que Marie Beaulieu souhaite intégrer dans les résidences avec le programme Bien en résidence. On veut que les gens soient capables de promouvoir cette bienveillance-là en reconnaissant l'intolérance, en agissant dessus. Une tâche qui revient à tous, tant aux résidents qu'aux intervenants du milieu qu'aux gestionnaires, explique-t-elle.

Ça va être un très bon outil et on espère que beaucoup de résidences vont l'adopter, assure le directeur des Résidences Chartwell, Michel Tardif.

Avec les informations de Jean Arel

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