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Trois-Rivières s’attaque à la pollution sonore et adhère à lEngagement de Montréal

Les élus sont assis à leur place à l'hôtel de ville devant deux citoyens dans les gradins.

Des élus souhaitent que le conseil municipal passe aux actes en environnement.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Le conseil municipal de Trois-Rivières a déposé un nouveau règlement sur la pollution sonore mardi. La Ville fait valoir que ce règlement facilitera la tâche des policiers, pour qui il est présentement difficile de démontrer qu’un bruit est excessif.

Le président du comité sur la sécurité publique et conseiller municipal Jonathan Bradley soutient que le règlement vise les nuisances qui font l’objet des plaintes les plus fréquemment reçues par le service de police et par la Ville.

S’il est adopté à la prochaine séance du conseil, le règlement interdira aux conducteurs automobiles et aux motocyclistes de faire vrombir leur moteur en faisant des allers-retours dans un même secteur, sans quoi ils s’exposeront à une amende de 150 $ qui doublera en cas de récidive.

Le règlement propose également d’imposer aux conducteurs qui produisent volontairement des bruits excessifs une amende de 300 $ qui pourra elle aussi être doublée à la deuxième infraction.

Les policiers pourraient faire remorquer à la fourrière les véhicules dont le système d’échappement a été modifié pour faire plus de bruit. Les motocyclettes et les cyclomoteurs ne pourront pas circuler dans le tunnel de la rue du Fleuve ni sur une portion de la rue Radisson entre 22 h et 6 h. Les travaux de construction bruyants seraient prohibés entre 22 h et 6 h.

Des conseillers souhaitent aller plus loin dans ce dossier en se penchant sur les entreprises bruyantes installées à proximité de résidences. François Belisle, notamment, relève que des industries peuvent polluer de façon olfactive, au niveau de l’eau, de l’air, mais qu'elles peuvent aussi polluer au niveau du son. Il donne l'exemple d'une entreprise de son secteur qui pourrit la vie de plusieurs citoyens. Il va falloir se donner les moyens [de régler ce problème] à un moment donné. Je pense que ça va passer au niveau de la réglementation, de l’aménagement, et dans le futur [il va falloir] prévoir des zones tampons. Il dit qu’il espère de passer à une deuxième étape.

De la pollution sonore à la protection des espèces

Le conseil municipal de Trois-Rivières a adhéré à l’Engagement de Montréal. Il s’agit d’une série de 15 actions destinées à protéger la biodiversité et les écosystèmes.

Ces actions comprennent la conservation des milieux naturels, l’élimination des déchets plastiques et la diminution de l’usage des pesticides d’au moins 66 %.

Plusieurs élus ont tenu à dire qu’ils espèrent que des actions concrètes suivront cet engagement.

Dany Carpentier a mentionné ceci : Je souhaite vraiment que ce soit pris au sérieux et, pour moi, ce qui est sérieux à l’appareil [de la] Ville, c’est le budget. Je crois que pour le budget 2024, on doit vraiment s’enligner pour respecter cet engagement.

Pierre Montreuil se demande si la Ville est prête à soutenir financièrement des initiatives environnementales. Est-ce qu’on va mettre encore de l'argent dans notre bras économique, dans notre levier culturel, dans notre levier touristique? À quand un levier de développement durable aussi bien garni que ce que je viens de nommer?

J’espère que cet engagement-là n’est pas un vœu pieux, a dit François Belisle. Il faut passer aux actes. Ça va faire mal, mais il le faut.Il faut virer notre schéma de pensée, a fait valoir Pierre-Luc Fortin, qui a dit qu’on peut même aller plus loin. On a toujours mis l’économie en premier et on paye pour aujourd’hui.

Moi, ce qui me touche énormément, c’est la destruction des milieux humides, a dit Luc Tremblay. On sait qu’il y a un dossier qui s’en vient là-dessus à l’hôtel de ville très bientôt. J'espère que les bottines vont suivre les babines.

De nombreux citoyens présents lors du conseil se sont réjouis de cet engagement. L’un d’eux a suggéré d’élaborer un système de reddition de comptes afin d’informer les citoyens de l'avancement des dossiers, une suggestion fort bien accueillie par le conseil. D'ailleurs, la conseillère Geneviève Auclair a mentionné que c’était dans la mire du comité de l’environnement.

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