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Le Cégep inaugure ses nouveaux laboratoires de pharmacie au campus d’Amos

Une étudiante à l'oeuvre assise sur un banc, en laboratoire.

Les élèves en techniques de pharmacie peuvent utiliser une ensacheuse automatisée, comme en pharmacie d'établissement ou communautaire, dans le nouveau laboratoire.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue a inauguré, mardi, ses nouveaux laboratoires de pharmacie au campus d’Amos.

Ces laboratoires sont nécessaires pour enseigner le tout nouveau programme de Techniques de pharmacie. Cette formation a pour objectif d’apporter un soutien aux pharmaciens en établissements de santé et en pharmacies communautaires.

Le programme est débuté depuis près de 18 mois. On a fait une première année davantage théorique en classe. Les laboratoires étaient prêts au mois d’août, comme prévu, pour que la première cohorte arrive en troisième session cet automne avec tous les équipements et les espaces nécessaires pour réaliser leur formation, signale Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Quatre personnes procèdent à la coupure d'un ruban.

Daniel Côté, élève en techniques de pharmacie (3e à partir de la gauche sur la photo), a procédé à la coupure du ruban entouré de Nicolas Maheux, président de la Fondation du Cégep, Sylvain Blais, directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, et Amélie Brouillard, directrice du campus d'Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les laboratoires offrent un environnement d’apprentissage théorique et pratique qui se rapproche beaucoup de celui que les futurs techniciens trouveront sur le marché du travail. On y retrouve notamment une ensacheuse, une hotte stérile, et d’autres équipements spécialisés.

Un investissement du milieu bénéfique

Il s’agit d’un investissement de plus d'un million de dollars, réalisé avec l’important soutien du milieu, qui injecte le quart de cette somme. Ainsi, la Fondation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue contribue 50 000 $, alors que la MRC Abitibi, le Fonds du Grand Mouvement Desjardins, Familiprix et la SADC Harricana participent à hauteur de 200 000 $.

« C’est très valorisant. Ça nous permet de voir le côté plus pratique de ce qu'on apprend en cours. On a accès aux systèmes informatiques utilisés dans les pharmacies d’hôpital et également dans certaines pharmacies communautaires. On a aussi les équipements pour préparer les médicaments stériles comme à l’hôpital. »

— Une citation de  Daniel Côté, élève de la première cohorte
Daniel Côté fixe la caméra avec un léger sourire.

Daniel Côté, élève en techniques de pharmacie.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

L'étudiant apprécie beaucoup la venue de cette nouvelle formation, lui qui a effectué un retour aux études pour décrocher un diplôme d’études professionnelles (DEP) en assistance technique en pharmacie du Centre de formation Harricana, en 2017. Âgé de 38 ans, il est convaincu d’avoir trouvé sa vocation.

Je travaille depuis cinq ans chez Familiprix, ici à Amos. Cette formation est très différente. On touche plus au côté clinique, on a beaucoup de cours de biologie et des cours sur les maladies, ce qu’on n’avait pas au DEP. C’est beaucoup plus approfondi. Déjà, au DEP, je sentais que j’avais trouvé ma place, et là, c’est encore vraiment mieux pour moi, confie Daniel Côté.

Attirer des élèves de l’extérieur

Seulement dix cégeps au Québec offrent ce programme technique, ce qui permet au campus d’Amos d’attirer des élèves de partout dans la région, mais aussi de l’extérieur, estime Sylvain Blais.

Une élève manipule des éléments en laboratoire.

Dans le nouveau laboratoire, les élèves peuvent utiliser une hotte stérile, comme en pharmacie.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

On est un cégep régional qui dessert cinq communautés principales avec des campus situés à Rouyn-Noranda, Val-d’Or et Amos. On doit travailler à développer chacun d’eux pour que l’offre soit assez stimulante pour chacun des milieux. Amener un programme de santé, c’est structurant pour un milieu et ça amène une notoriété pour un campus comme Amos. On place Amos dans une possibilité d’accueillir des étudiants de l’extérieur de la région, fait-il valoir.

La première cohorte compte actuellement sept étudiants et la deuxième cohorte, six. Or, le programme peut en accueillir un total de 60, soit 20 par cohorte. Mais il y a aussi l’enjeu du personnel d’encadrement, qui n’est pas facile à trouver dans le contexte de pénurie de main-d'œuvre, laquelle frappe aussi les pharmaciens depuis plusieurs années. D’ailleurs, certains cours sont donnés à distance par des enseignants d’autres régions.

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