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Les taux d’absentéisme en hausse dans les écoles de la région de Québec

Une classe d'école vide.

Les absences sont en hausse dans la grande région de Québec.

Photo : Getty Images / Martine Doucet

La triple vague de maladies respiratoires qui frappe le Québec n'épargne pas les écoles de la région. Cela se reflète sur les taux d’absentéisme des élèves, qui continuent d’augmenter malgré une baisse à l’échelle de la province.

En date du 5 décembre, 137 839 élèves étaient absents dans la province, soit 11 %. C’est une baisse par rapport à la semaine dernière. Le 28 novembre, on comptait 158 026 absences, c’était un peu moins 13 % des élèves.

Pourtant, dans la Grande région de Québec, les absences sont toujours en hausse dans les écoles.

Au Centre de services scolaires de la Capitale, 15,8 % des élèves étaient absents lundi. Il s’agit d'une hausse de plus de 3 % par rapport à la semaine précédente.

Sur la Rive-Sud, au Centre de services scolaires des Navigateurs, la situation semble se stabiliser. Mardi, 12,59 % des élèves étaient absents. C’est un taux similaire à la semaine précédente, mais 3,14 % plus élevé que ce qu’on observait le 21 novembre dernier.

Ces données n’incluent toutefois pas l’éducation aux adultes et la formation professionnelle.

Parmi les absents des deux centres scolaires, moins de 2 % le sont en raison de la COVID-19. Toutefois, dans de nombreux cas, les parents n’ont fourni aucun motif pour justifier l’absence de leur enfant.

Des enseignants à bout de souffle

Le Syndicat de l’enseignement des Deux-Rives confirme que la hausse des cas de virus respiratoires se fait sentir dans les classes. C’est à géométrie variable. [Il y a] des classes où il manque un seul élève [...] d'autres où la moitié de la classe est absente, explique Eric Couture, vice-président pour le secteur des Navigateurs.

Au Syndicat de l’enseignement de la région de Québec, le président François Bernier s’inquiète que la hausse des absences chez les élèves augmente la charge de travail des enseignants.

« Ça amène en quelque sorte une double gestion : on gère pour les élèves qui sont présents, on rend les travaux accessibles pour les élèves qui sont à la maison. »

— Une citation de  François Bernier, président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec

Avec plus d’élèves absents, ça implique plus d’examens à reprendre et plus d’apprentissages à rattraper, par exemple.

Sans compter le fait que les virus affectent aussi le personnel enseignant. On est autour de 10 % des profs qui manquent chaque jour [...]. Les profs sont à bout de souffle, rapporte François Bernier.

Appel à la publication des données

D’après Eric Couture, ce qui rend la situation difficile, c’est le manque de données sur les absences des élèves et du personnel enseignant.

Pour nous, c’est difficile d'intervenir et de mettre en place ou de proposer des mesures qui seraient adaptées à ces absences-là. On y va dans le noir un petit peu, expose-t-il.

Eric Couture, vice-président du Syndicat de l'enseignement des Deux-Rives pour le secteur des Navigateurs.

Eric Couture, vice-président du Syndicat de l'enseignement des Deux-Rives pour le secteur des Navigateurs.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallee-Roy

L’an dernier, le ministère de l’Éducation publiait et mettait à jour deux fois par semaine les données sur le taux d’absentéisme des élèves et des enseignants.

Or, cette année, Québec compile seulement les informations relatives aux absences des élèves. De plus, il ne les met à jour qu'une seule fois par semaine, et ne les diffuse que sur demande.

C’est un portrait fractionnaire qu’on a de la situation, déplore Eric Couture.

Pour une meilleure qualité de l’air dans les écoles

Au Syndicat de l’enseignement de la région de Québec, le président François Bernier estime que la hausse des cas de virus respiratoires démontre l’importance d’améliorer la qualité de l’air dans les écoles.

Ce n’est pas un problème qui est nouveau. C’est notre troisième année dans un contexte de COVID, ça fait trois ans que le discours est sensiblement le même, souligne M. Bernier.

Selon lui, la situation démontre une fois de plus l’urgence d’installer des échangeurs et des purificateurs d’air dans les écoles, et de s’assurer de leur bon fonctionnement.

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