•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Journée nationale d’action contre la violence faite aux femmes soulignée à l’USB

Une rangée de chandelles sur une table rouge.

Un total de 14 chandelles ont été déposées en l'honneur des victimes de la tuerie à l'école Polytechnique de Montréal, le 6 décembre1989, lors d'une commémoration tenue mardi à l'Université Saint-Boniface, mardi.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Une cérémonie pour souligner la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes a eu lieu mardi midi à l'Université de Saint-Boniface (USB).

Des membres du corps professoral et des étudiants se sont réunis pour commémorer la tuerie à l’École polytechnique de Montréal, survenue il y a 33 ans, le 6 décembre 1989.

Un homme lourdement armé a tué 14 femmes, dont la majorité étudiait dans des programmes en ingénierie. Il a déclaré qu’il combattait le féminisme.

La porte-parole de l'association étudiante de l'USB, Michelle Kambire, est très émue et se sent concernée par cet événement, même si elle n'était pas née au moment des faits.

Le fait de célébrer cette journée, c'est aussi de ne pas oublier leur mémoire, de ne pas oublier le triste événement qui a eu lieu cette année-là et surtout continuer cette lutte. On se dit qu'on a eu cette liberté, mais on a toujours des obstacles. Dans le monde du travail, certaines femmes ne bénéficient pas du même salaire que des hommes dans les mêmes postes, souligne-t-elle.

Mme Clark devant un podium.

La directrice de la division de l’éducation permanente à l'Université de Saint-Boniface, Aileen Clark, a étudié à Montréal en 1991. Elle s'est dite marquée par les événements de l'École polytechnique du 6 décembre 1989.

Photo : Radio-Canada / Radjaa Abdelsadok

La directrice de la division de l’éducation permanente à l'Université de Saint-Boniface, Aileen Clark, était en 12e année lors des tragiques événements.

Je me rappelle avoir vu ça à la télévision et je m'étais dit que c'était inconcevable, cette violence envers les femmes parce qu'elles avaient choisi une profession.[...] On tient à se rappeler de ces événements pour que ça n'arrive plus jamais.

« Le fait que l'Université souligne cet événement, on passe le flambeau à la jeune génération pour qu'elle poursuive le combat pour dire : "Plus jamais." »

— Une citation de  Aileen Clark, directrice de la division de l’éducation permanente à l'Université de Saint-Boniface

Elle note que le sujet de l'équité entre les hommes et les femmes est abordé dans les salles de classe.

Au cours de la cérémonie, 14 chandelles ont été déposées en mémoire des victimes.

Pour l'aînée métisse Dolorès Gosselin, cette Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes survient alors que quatre femmes autochtones auraient été tuées par un présumé tueur en série.

Ça vient me chercher quand j'en parle. Je suis émue parce que, vraiment, je ne suis pas sûre que l'on fait tout l'effort que l'on devrait pour protéger les femmes, dit-elle.

Dolorès Gosselin photographiée à l'Université de Saint-Boniface le 6 décembre 2022.

Dolorès Gosselin estime qu'il faut en faire davantage pour protéger les femmes autochtones contre la violence.

Photo : Radio-Canada / Radjaa Abdelsadok

Selon Dolorès Gosselin, il est impératif d'éliminer cette violence contre les femmes et les enfants. Il est aussi important d'avoir plus de centres de guérison et de tenir des cercles de tambours pour promouvoir la guérison et la réconciliation  Parce que, dans les pensionnats pour Autochtones. on n'a pas appris à aimer.

Dans une déclaration commune, la première ministre, Heather Stefanson, et la ministre de la Condition féminine, Rochelle Squires, ont indiqué : Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour endiguer la violence faite aux femmes.

Le Manitoba a l’un des taux de violence sexiste les plus élevés au Canada. Les meurtres récents de trois femmes autochtones et d’une femme non identifiée nous rappellent qu’il reste encore énormément de travail à accomplir pour éliminer la violence sexiste dans notre province. Ces femmes sont plus que des statistiques. Ce sont des mères, des filles, des membres bien-aimées de leur famille et des amies, et elles méritent de vivre une vie sans violence.

Une cérémonie a aussi eu lieu dans la rotonde du Palais législatif du Manitoba pour commémorer les vies perdues à l'École polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989.

Avec des informations de Radjaa Abdelsadok

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...