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Le manque de sauveteurs menace des cours de natation à Rouyn-Noranda

Un sauveteur-moniteur devant une piscine le 13 janvier 2021.

La pénurie de sauveteurs touche à la fois les bains libres et les cours de natation offerts à la population. (Archives)

Photo : Radio-Canada / John Robertson

La Ville de Rouyn-Noranda souffre d’un manque criant de sauveteurs aquatiques.

Selon le coordonnateur aquatique à la Ville de Rouyn-Noranda, Mario Gagnon, la pénurie de sauveteurs touche à la fois les bains libres et les cours de natation offerts à la population.

Alors que le service aquatique de la Ville pouvait compter sur près de 30 sauveteurs avant la pandémie, il en reste maintenant moins de 20 en poste.

Selon le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins, l'Abitibi-Témiscamingue se trouve sous la moyenne provinciale en ce qui a trait au nombre de sauveteurs par habitant.

En Abitibi-Témiscamingue, il y a un sauveteur par 1000 de population, comparativement à une moyenne québécoise de 1,23 par 1000 habitants, indique M. Hawkins.

Raynald Hawkins, en studio.

Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

À Rouyn-Noranda, le ratio tourne plutôt autour d’un sauveteur pour 2000 habitants. Mario Gagnon soutient que les services offerts aux citoyens de la ville commencent à souffrir de ce manque.

C’est le risque. Nos sauveteurs doivent être formés. On parle de médaille de bronze, croix de bronze, premiers soins et sauveteur national. Ça représente 160 heures de formation par année. Donc, présentement, la programmation, soit les bains libres ou certains cours, on ne peut pas donner une capacité à 100 %, mentionne-t-il.

La formation gratuite pour attirer des candidats

Mario Gagnon soutient que la Ville a mis en place d’importants incitatifs afin d’attirer de nouveaux sauveteurs.

« Premièrement, les formations sont gratuites. L’autre incitatif, c’est que maintenant, on dit : Casse-toi pas la tête. Tu n’as pas de CV, viens nous voir et on va regarder ce qu’on peut faire. Si tu aimes la piscine, si tu sais nager, on va te guider. Je t'engage et pendant que tu vas prendre ton expérience, on va te former. »

— Une citation de  Mario Gagnon, coordonnateur aquatique à la Ville de Rouyn-Noranda

D’après Raynald Hawkins, la gratuité des formations est un incitatif qui a fait ses preuves et qui devrait permettre d’augmenter rapidement le nombre de sauveteurs dans la région.

Depuis le début du mois de septembre, on voit déjà un accroissement de l’ordre de 30 %, alors c’est déjà significatif. On le voit particulièrement dans la vente des volumes de formation. On a la prétention de dire que lorsqu’on recevra les feuilles de résultats de décembre, on devrait voir cet accroissement de 30 %, espère-t-il.

Un emploi pour tous les âges

À Rouyn-Noranda, Mario Gagnon souligne que la Ville est à la recherche de candidats de tous âges, qu’ils soient adolescents ou retraités.

L’âge minimal pour travailler comme sauveteur au Québec est de 15 ans. Les jeunes peuvent effectuer la formation à partir de l’âge de 13 ans et occuper un poste d’aide-moniteur jusqu’à l’atteinte de l’âge de 15 ans.

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