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Projet de loi C-21 : des Premières Nations de la C.-B. craignent pour leur droit de chasse

Une arme d'épaule utilisée pour la chasse.

Le gouvernement national des Tŝilhqot'in affirme compter sur la nourriture provenant de la terre pour assurer la sécurité alimentaire de ses membres et qu'un fusil de chasse est un outil pour y parvenir.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le gouvernement national des Tŝilhqot'in, un regroupement de Premières Nations de la région de Williams Lake, en Colombie-Britannique, interpelle le gouvernement fédéral au sujet de récentes modifications proposées au projet de loi C-21 sur le contrôle des armes à feu. Selon lui, elles contreviennent au droit de chasse des Autochtones.

Le projet de loi C-21 était censé [...] limiter les armes de poing et maintenant [va-t-il] viser les fusils de chasse? Y a-t-il eu une consultation à ce sujet?, demande le chef et président tribal du gouvernement national des Tŝilhqot'in, Joe Alphonse.

En novembre, le gouvernement libéral a proposé une définition permanente d'une arme d'assaut interdite à inclure dans la loi sur le contrôle des armes à feu, actuellement à l'étude par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale.

Les Tŝilhqot'in craignent que cette définition n'inclue des fusils de chasse et des fusils de chasse semi-automatiques, des outils nécessaires à l'exercice du droit autochtone de chasser, selon eux, garanti par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Ils expliquent que, sur leur territoire, les fusils de chasse sont utilisés pour chasser le gros gibier, comme le cerf et l'orignal, et que ces animaux constituent un aspect essentiel de leur sécurité alimentaire.

« Nous sommes des chasseurs. Les peuples autochtones comptent sur la nourriture provenant de la terre pour assurer leur sécurité alimentaire. Les fusils de chasse sont des outils pour y parvenir. »

— Une citation de  Joe Alphonse, chef et président tribal du gouvernement national des Tŝilhqot'in

Le regroupement reconnaît cependant la nécessité de lutter contre la violence armée au Canada et que des armes spécifiques doivent être interdites pour protéger la population. Il prône néanmoins un équilibre pratique dans l'utilisation quotidienne de certaines armes à feu.

Le Canada doit répondre à ces préoccupations [sur le droit des Autochtones de chasser] avant d'aller de l'avant avec le projet de loi C-21, sinon il sera contesté, affirme Joe Alphonse.

Au moment de publier ces lignes, le gouvernement fédéral n’avait pas répondu aux demandes de commentaires de CBC/Radio-Canada.

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