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Des experts canadiens et américains à Ottawa pour combattre les ravageurs forestiers

L'agrile de frêne

L’agrile du frêne a souvent fait parler de lui à Ottawa, ces dernières années (archives).

Photo : Associated Press / Département des ressources naturelles du Minnesota

Radio-Canada

Les insectes exotiques et indigènes, comme l’agrile du frêne et la tordeuse des bourgeons de l'épinette, menacent constamment les forêts et l’ensemble de l'écosystème canadiens. Ces ravageurs forestiers attaquent et détruisent les arbres.

Pour faire face à cette problématique environnementale, des spécialistes canadiens et américains, gestionnaires, et praticiens du domaine de la lutte antiparasitaire en forêt se réunissent du 6 au 8 décembre, à Ottawa, dans le cadre de la 65e édition du Forum sur la répression des ravageurs forestiers.

L'objectif : échanger sur les approches et les stratégies à adopter afin d’endiguer la progression de ces insectes nuisibles.

Une chenille sur une plante

Des infestations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette surviennent naturellement.

Photo : Ressources naturelles Canada

Ce Forum est le plus grand et le plus important rassemblement d’experts en gestion des ravageurs forestiers au Canada.

Dressant le portrait des menaces qui guettent les forêts canadiennes, Véronique Martel, chercheuse en entomologie forestière à Ressources naturelles Canada, fait savoir que les préoccupations au niveau forestier sont de deux ordres.

D’abord, les menaces internes avec les insectes indigènes qui font partie de l'écosystème depuis toujours, comme la tordeuse des bourgeons d'épinette, un insecte qui revient périodiquement, comme c’est le cas en ce moment dans l’est du Canada, explique Mme Martel en entrevue à l'émission Les matins d'ici. Il y a des populations en Ontario, au Québec et dans les Maritimes parce qu’on est dans ce qu’on appelle la période épidémique de la tordeuse des bourgeons de l'épinette. C’est un insecte qu’on surveille en ce moment.

Des gens assis lors d'une conférence.

La 65e édition du Forum sur la répression des ravageurs forestiers se tient du 6 au 8 décembre à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Nelly Alberola

Et de poursuivre : Ensuite, [il y a] les menaces externes avec l'ensemble des insectes exotiques.

Selon la chercheuse, ces derniers amèneraient une problématique très différente de celle des insectes indigènes en ce sens qu’ils ne font pas partie de l'équilibre et de l'écosystème canadien.

« L’exemple, c'est l'agrile du frêne. Cet insecte attaque constamment les frênes, provoquant ainsi des dégâts importants. Par ailleurs, ces insectes n’ont pas de prédateur et les arbres n’ont pas de défense. »

— Une citation de  Véronique Martel, chercheuse en entomologie forestière à Ressources naturelles Canada

Ce qui fait que la menace pour les arbres est très différente et beaucoup plus importante, explique Mme Martel.

De plus, il y aurait de nombreux autres insectes parasitaires méconnus qui menacent en permanence l’écosystème canadien, ajoute la chercheuse.

Des menaces méconnues

Mme Martel pointe du doigt les effets pervers du changement climatique dans la propagation des ravageurs forestiers.

Le changement climatique est aussi une menace réelle pour nos forêts, en ce sens qu’il affecte la distribution des insectes, toute l'écologie et surtout la biologie des arbres. Cela a pour conséquence une migration des insectes qui étaient seulement présents aux États-Unis vers le Canada. De plus, le changement climatique permet aux insectes de survivre et d'influencer ceux déjà présents au Canada, indique Mme Martel.

En fin de compte, ce sont des épidémies plus sévères, fréquentes et différentes qui apparaissent, ce qui occasionne un stress supplémentaire sur les forêts et sur les arbres, dit-elle.

Pour sauver les forêts canadiennes, la chercheuse de Ressources naturelles Canada lance un appel pressant aux industriels du bois afin qu’ils prennent les mesures nécessaires lors de leurs interventions pour préserver l'équilibre et la diversité des forêts.

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