•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une première marche mixte pour dénoncer les violences faites aux femmes à Québec

Des femmes marchent avec des pancartes dans le dos où l'on peut lire « 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes » et « Pas une de plus! »

Reportage de Marie-Pier Mercier.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Les hommes, les personnes transsexuelles et les personnes non binaires ont été invités pour la première fois à prendre part à une marche pour dénoncer les violences faites aux femmes mardi après-midi dans le centre-ville de Québec.

Ils étaient près d'une centaine à marcher pour sensibiliser la population aux différents types de violences que vivent les femmes et les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre.

On voulait être le plus inclusif possible, donc c’est une marche mixte cette année, a indiqué l’une des organisatrices de la marche, Catherine Gauthier.

Des femmes marchent dans la rue, des pancartes au cou, en souriant.

Le député solidaire de Taschereau, Étienne Grandmont, a rejoint les manifestantes, mardi.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Le Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (RGF-CN) invitait les gens à se rassembler à 12 h devant le parvis de l'église Saint-Jean-Baptiste.

Plusieurs prises de parole ont eu lieu. La marche s'est terminée vers 13 h à la place D’Youville.

Une marche pour se souvenir

L'événement clôturait les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes et se voulait une façon de commémorer les 33 ans de la tuerie de Polytechnique Montréal.

Des manifestants brandissent des parapluies noirs où l'on peut lire « Tragédie polytechnique décembre 1989 ».

Les manifestants ont commémoré la mémoire des victimes de Polytechnique à l'aide de parapluies noirs.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Selon Catherine Gauthier, la situation vécue par les femmes au Québec ne s’améliore pas d’une année à l'autre.

Il faut que les élus prennent plus d’action. Un minimum serait d’adopter les recommandations contenues dans le rapport Rebâtir la confiance, soutient l’organisatrice.

Des manifestantes brandissent des pancartes où l'on peut lire « Nos droits ne sont pas des débats » et « On ne tue pas par amour ».

Des messages en plusieurs langues ont été écrits sur les affiches des manifestants.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Catherine Gauthier fait référence au rapport du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) qui a formulé 190 recommandations pour mieux accompagner les personnes victimes d'agression sexuelle et de violence conjugale dans le système de justice québécois, en 2020.

Le regroupement rappelle que 14 féminicides sont survenus au Québec depuis 2022. En 2021, 26 femmes en ont été victimes.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...