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Nouvelles accusations liées à de la pornographie juvénile contre un chiropraticien d’Amqui

Plan rapproché d'un ordinateur et d'une souris.

Le chiropraticien d’Amqui accusé d’agression sexuelle sur une personne mineure aurait aussi produit de la pornographie juvénile. (Archives)

Photo : iStock

Le chiropraticien d’Amqui Olivier Chagnon, accusé d’agression sexuelle et de contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans en octobre dernier, fait face à deux nouveaux chefs d’accusation relativement à la production de pornographie juvénile.

L’homme de 40 ans devait comparaître durant la journée de mardi au palais de justice d’Amqui. L'audience a finalement été reportée à mercredi.

Il devrait alors se présenter en justice pour orientation et déclaration relativement à l’accusation d’agression sexuelle et de contacts sexuels sur une personne mineure.

Il aura aussi sa première comparution concernant les deux nouvelles accusations de production et de possession de matériel de pornographie juvénile.

Selon l'acte de dénonciation, autour du 16 juillet 2022, à Amqui, il aurait produit du matériel de pornographie juvénile. De plus, à la même date, il aurait eu en sa possession de la pornographie juvénile.

Olivier Chagnon a fondé la clinique Axe Chiropratique en 2007, à Amqui.

Limitation provisoire du droit d'exercer

Le 2 décembre, l’Ordre des chiropraticiens du Québec a décidé d’interdire à Olivier Chagnon d’exercer sa profession auprès des patients âgés de moins de 18 ans, sauf en présence notamment d’un parent ou d’un professionnel de la santé.

Pour chaque patient âgé de moins de 18 ans, peut-on lire dans l'ordonnance, le Dr Chagnon doit obtenir le consentement au traitement rempli et signé par la personne responsable avant tout traitement.

Il doit par ailleurs transmettre l’ordonnance de l’Ordre à chacun de ses patients mineurs ou majeurs lors d’une prise de rendez-vous.

Cette décision du conseil de discipline de l’Ordre des chiropraticiens du Québec a été prononcée à la lumière des accusations d’agression sexuelle et de contacts sexuels sur une personne ayant moins de 16 ans.

Selon le jugement rendu par le conseil de discipline de l'Ordre, les accusations auxquelles fait face M. Chagnon font en sorte que la confiance du public envers les membres de l’Ordre risque d’être compromise si aucune ordonnance n’est prononcée par le conseil considérant la nature extrêmement sérieuse et la gravité des infractions reprochées à [M. Chagnon].

Le jugement du conseil de discipline précise d'ailleurs que la personne mineure présentée comme la victime n'est pas une patiente d'Olivier Chagnon.

Suite des mesures disciplinaires

L'Ordre des chiropraticiens du Québec a refusé les demandes d'entrevue de Radio-Canada, compte tenu des obligations de confidentialité concernant les enquêtes menées par le Bureau du syndic, et par respect pour le processus disciplinaire en cours, précise par écrit Me Eric Millette, le directeur des affaires juridiques et secrétaire adjoint de l'Ordre.

Par rapport aux nouvelles accusations portées contre Olivier Chagnon, Me Millette indique qu'il est impossible de savoir si de nouvelles mesures disciplinaires seront prises.

Cependant, ces informations du jour font partie des données à considérer au dossier et le tout est traité avec extrêmement de sérieux, dans les meilleurs délais permis par le système professionnel, indique-t-il par écrit.

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