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Commémorations du massacre de Polytechnique : « C’est une journée lourde pour nous »

Une personne allume des bougies.

Une cérémonie a eu lieu à la résidence de la lieutenante-gouverneure à Fredericton mardi matin.

Photo : Radio-Canada / Ed Hunter

Radio-Canada

La directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour Kristal LeBlanc n’hésite pas quand on lui demande de dresser le portrait de la violence envers les femmes au Nouveau-Brunswick. Celui-ci est sombre et la situation s’aggrave.

D’un bout à l’autre du pays, le 6 décembre est souligné comme la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

C’est une journée qui est toujours difficile pour des intervenantes comme Krystal LeBlanc, qui œuvrent auprès des victimes, puisque la situation de la violence envers les femmes ne s’améliore pas, pense-t-elle.

Pour nous c’est toujours une journée difficile, non seulement pour réfléchir sur le massacre de Polytechnique, mais aussi, après la pandémie de COVID-19, toutes les maisons d’hébergement à travers le Canada, nous expérimentons. Une augmentation des besoins. Les lits sont toujours pleins. Chaque jour on est obligé de refuser des victimes, explique Mme LeBlanc

« C’est une journée qui est lourde pour nous. »

— Une citation de  Kiystal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour

Au Nouveau-Brunswick, des données de Statistique Canada ont montré que la violence entre partenaires intimes avait augmenté de 39 % entre 2009 et 2021.

Mme LeBlanc rappelle que les femmes qui aboutissent à son centre sont elles aussi des sans-abris qui méritent de l’aide.

Kristal LeBlanc.

Kristal LeBlanc, directrice du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour.

Photo : CBC / Shane Magee

Il y a encore un manque de sensibilité là-dessus. Les gens disent que c’est elle qui a pris la décision de décoller. Mais tu sais, elle n’avait pas le choix. Son logement n’était pas sécuritaire, elle était en prison, rappelle-t-elle. 

Des activités de réflexion

Un moment de réflexion a eu lieu ce matin devant la résidence de la lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, Brenda Murphy, en compagnie du premier ministre Blaine Higgs et de la ministre Tammy Scott-Wallace.

Un groupe composé d’ingénieures, d’étudiantes, de responsables communautaires et de politiciens ont participé à l'événement pendant lequel des chandelles à la mémoire des 14 jeunes femmes assassinées alors qu’elles poursuivaient leurs études à l’école de génie.

Une quinzième chandelle a été allumée à la mémoire de toutes les femmes tuées dans un contexte de violence conjugale ou de violence entre partenaires intimes.

Tammy Scott Wallace.

La ministre responsable de l'égalité des femmes Tammy Scott-Wallace a participé à une cérémonie pour la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.

Photo : Radio-Canada / Ed Hunter

À l’Université de Moncton, seize jours d’activités sont en cours et les drapeaux ont été mis en berne aujourd’hui.

Au campus de Shippagan, une cérémonie est prévue à la cafétéria à 11 h, suivie d’une marche sur le boulevard J.-D.-Gauthier. On invite aussi la communauté à porter du violet ou un ruban blanc à cette occasion.

Au campus d’Edmundston, un stand d’information a été installé au pavillon Simon-Larouche. À Moncton, une vigile est en cours depuis lundi après-midi.

Une marche silencieuse débutera simultanément à Moncton et à Edmundston à 16 h 14.

Mobilisation à l'Université de Moncton en mémoire de Polytechnique

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • La matinale

La matinale, ICI Première.

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