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Des logements sociaux vacants et des milliers de ménages néo-écossais attendent

Une pancarte devant des logements de l'ancienne autorité du logement de la vallée d'Annapolis, maintenant regroupé sous une seule agence provinciale.

La plupart des logements chroniquement vacants se trouvent au Cap-Breton, mais il y en a dans toutes les régions y compris celle de l'ouest qui comprend la vallée d'Annapolis.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Radio-Canada

Plus de 6500 ménages néo-écossais sont sur une liste d'attente pour recevoir un logement social et pourtant certains de ces loyers restent vides pendant des mois.

Selon les chiffres du ministère provincial des Affaires municipales et du Logement, il y a 307 logements sociaux vacants dans la province. Certains d'entre eux sont vacants parce que les locataires ont récemment déménagé, mais près de la moitié d'entre eux sont inoccupés depuis plus longtemps que la période de rotation standard de deux mois.

Le nombre de ménages en attente d'un logementatteint 6596  et le temps d'attente moyen pour un placement est d'environ deux ans.

Sur les 11 202 logements sociaux de la province, les 142 logements chroniquement vacants représentent moins de 2  %.

Mais toute unité vacante est une unité de trop, reconnaît Pam Menchenton, directrice générale des services à la clientèle pour les logements sociaux.

La directrice est dehors devant une corde de bois.

Pam Menchenton, directrice générale des services à la clientèle pour le logement social en Nouvelle-Écosse, dit que les responsables envisagent d'établir de nouvelles normes pour améliorer les délais entre les changements de locataires.

Photo : Radio-Canada / David Laughlin

Elle précise qu'il existe trois raisons principales pour expliquer pourquoi un logement peut être vacant pendant plus de 60 jours entre les locataires :

  • des travaux d'amélioration d'accessibilité,
  • de l'entretien requis ,
  • des dommages causés par l'ouragan Fiona.

Pam Menchenton soutient que les problèmes de chaîne d'approvisionnement et de pénurie de main-d'œuvre ont aussi eu un impact sur la capacité de transformer rapidement les loyers entre les clients.

Le 1er décembre, les cinq régies régionales distinctes du logement ont été fusionnées en une seule agence qui supervisera tous les logements publics de la province.

Un changement survenu après le rapport de la vérificatrice générale en juin, qui mentionnait de longues listes d'attente et des délais d'exécution.

Ce n’est pas suffisant pour répondre à la demande selon des experts du milieu. Ils sont nombreux à demander que des dizaines de milliers d'unités supplémentaires soient construites pour répondre à la demande croissante.

Je pense que nous savons tous que nous sommes dans une situation de crise, avec des loyers du marché difficiles à trouver et des logements sociaux qui ne peuvent tout simplement pas répondre à la demande, explique Catherine Leviten-Reid, professeure agrégée de développement économique communautaire à Université du Cap-Breton et chercheur associé au Centre canadien de politiques alternatives.

La professeure parle devant une salle.

Catherine Leviten Reid, de l'Université du Cap-Breton, fait des recherches sur le logement abordable en partenariat avec des organismes communautaires depuis 11 ans.

Photo : Radio-Canada / Tom Ayers

Nous avons besoin de tous nos logements sociaux disponibles pour ceux qui en ont besoin et nous estimons que nous avons besoin d'environ 33 000 logements abordables.

Situation difficile

La plupart des logements chroniquement vacants se trouvent au Cap-Breton, ou il y en a 85. Il y a aussi plus de 10 logements dans la région de l'Est, qui comprend les comtés d'Antigonish, de Guysborough et de Pictou. Il y a aussi 20 logements vacants depuis plus de 60 jours dans la Municipalité régionale d'Halifax et la région de l'Ouest.

Janice Christian et ses parents âgés ont demandé un logement social d'urgence en octobre alors qu'ils se préparaient à être expulsés du duplex de Lower Sackville qu'ils louaient depuis 28 ans.

Elle explique qu'avec son aide au revenu et les pensions de ses parents, il est impossible de trouver un logement abordable, même avec le programme de subventions au logement de la province.

Les loyers de deux chambres coûtent 2000 $ ou plus, dit-elle.

Une femme parle a un journaliste.

Janice Christian et ses parents sont sur une liste d'attente pour un logement, mais on leur a dit que cela pourrait encore prendre plus d'un an.

Photo : Radio-Canada / David Laughlin

Le stress est phénoménal, confie-t-elle. Je ne veux pas voir d'autres personnes vivre ce que nous vivons actuellement.

« S'il s'agit d'une urgence et qu'une personne est sur le point d'être expulsée, ne la faites pas attendre un à deux ans, Offrez-lui un logement! »

— Une citation de  Janice Christian, en attente d'un logement

La professeure Leviten-Reid rapporte qu'au cours de ses 11 années de recherche sur le logement abordable, elle a vu de plus en plus de personnes vivre dans des situations précaires et dangereuses à mesure que la crise du logement s'aggrave.

Elle croit qu'en plus de construire plus de logements plus rapidement, la province pourrait aussi inclure la modification du supplément au loyer pour qu'il ne soit pas lié au loyer moyen du marché dans la région, mais au revenu d'une personne.

Elle confie qu'elle n'est pas certaine que la fusion de l’agence de logement va suffire à résoudre les problèmes mentionnés dans le rapport de la vérificatrice générale.

Avec les informations de Nicola Seguin de CBC

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