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Pénurie de suppléants : le DSFS vise une approche plus humaine

Des pupitres dans une salle de classe.

Le taux d'absentéisme des enseignants au District scolaire francophone Sud au Nouveau-Brunswick augmente cet automne, ce qui entraîne l'annulation de classes (archives).

Photo : Shutterstock / Tobias Arhelger

Radio-Canada

Le District scolaire francophone Sud au Nouveau-Brunswick a annulé neuf classes ces derniers jours, dont trois lundi, en raison d’un taux d’absentéisme plus élevé que d’habitude chez les enseignants en plus d’une pénurie d’enseignants.

La situation a atteint un point critique, selon le porte-parole du District scolaire, Jean-Luc Thériault, qui s’attend à ce que cela devienne la norme cet hiver en quelque sorte.

Le District scolaire compte créer un poste de répartiteur. Cette personne sera chargée de communiquer avec les enseignants suppléants chaque soir pour remplacer ceux qui seront absents le lendemain, explique M. Thériault.

Le District scolaire a prévenu les parents la semaine dernière qu’il devrait peut-être annuler des classes en dernier recours. Il a recommandé aux parents de vérifier leurs courriels chaque soir et matin au cas où la classe de leur enfant est annulée.

Un taux d’absentéisme d’environ 15 %

Il s’agit du plus grand district scolaire de langue française au Nouveau-Brunswick. Il compte 37 écoles, quelque 1200 enseignants et 16 245 élèves, soit 564 élèves de plus que l’an dernier.

La semaine dernière, le District scolaire comptait chaque jour environ 175 enseignants absents, indique Jean-Luc Thériault. C'est un taux d’absentéisme d’environ 15 %.

Quant aux raisons de ces absences, M. Thériault n’a pas de renseignements précis, mais il dit croire qu’il s’agit de congés de maladie dans la plupart des cas.

Plusieurs virus respiratoires circulent dans la province ces temps-ci, notamment le virus respiratoire syncytial (VRS), qui touche particulièrement les enfants, et ceux qui causent la COVID-19 et la grippe.

Le nombre d’enseignants absents n’a cessé d’augmenter cet automne. Le District scolaire en comptait 90 par jour en septembre, 135 par jour en octobre et 160 par jour en novembre.

Le District scolaire demande à tous les élèves et à tous les enseignants malades de rester à la maison pour réduire les risques de contagion, souligne M. Thériault.

Le rôle du futur répartiteur

Le District scolaire compte 499 enseignants suppléants, il lui en faut environ 70 par jour, parfois même deux ou trois fois plus que cela parce que certains d’entre eux ont un autre emploi à temps partiel ou sont encore aux études, explique Jean-Luc Thériault.

À l’heure actuelle, un système automatique permet aux suppléants d’indiquer leur disponibilité. Des employés font des appels téléphoniques le matin si le système n’a pas trouvé suffisamment de suppléants.

Le futur nouveau répartiteur, pour sa part, pourra communiquer directement avec les suppléants durant la soirée précédente. Cette approche est plus humaine et elle permettra d’en savoir plus sur les raisons pour lesquelles des suppléants ne sont pas disponibles, explique M. Thériault.

La personne pourra aussi vérifier si des suppléants sont disposés à se déplacer un peu, par exemple si l’un deux qui travaille à Moncton peut remplacer quelqu’un à Shediac.

Le District scolaire priorise la suppléance au niveau élémentaire afin d’optimiser ses ressources humaines et limiter les conséquences sur les familles de l’absence d’enseignant. Il a aussi annulé toutes les formations non urgentes au moins d’ici la fin de l’année.

Entre-temps, il espère recruter d’autres enseignants suppléants.

D’après un reportage de Bobbi-Jean MacKinnon, de CBC

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