•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Élection partielle dans Mississauga—Lakeshore : un premier test pour Pierre Poilievre

Les électeurs de Mississauga—Lakeshore se rendront aux urnes le 12 décembre pour élire leur député fédéral.

Quarante candidats sont inscrits sur le bulletin de vote pour l'élection partielle dans Mississauga—Lakeshore, un record.

Les affiches électorales sont bien en vue dans la circonscription de Mississauga—Lakeshore.

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lamoureux

Radio-Canada

Les affiches électorales trônent aux grandes intersections en arrivant à Mississauga—Lakeshore, une circonscription de la banlieue de Toronto sur les berges du lac Ontario.

Les candidats s'affairent sur le terrain à faire valoir leurs idées et à rencontrer les électeurs avant que le froid ne s'installe davantage.

Parmi eux, un visage très connu dans la région : l'ancien député libéral provincial et ancien ministre des Finances de l'Ontario Charles Sousa.

Justin Trudeau et Charles Sousa font campagne pour l'élection partielle dans la circonscription laissée vacante par le député Sven Spengemann.

Le premier ministre Justin Trudeau fait campagne avec son candidat Charles Sousa en vue de l'élection partielle dans Mississauga-Lakeshore.

Photo : Radio-Canada / Chris Langenzarde

Partout où il se promène, les gens le reconnaissent et le saluent.

Il a grandi à Mississauga, y a élevé sa famille; sa notoriété est indéniable. Il a représenté la région durant 11 ans avant d'être défait en 2018 dans la foulée de la fin du règne libéral de Kathleen Wynne.

« J'ai l'impression de ne pas avoir terminé le travail. Il y a plus à faire. »

— Une citation de  Charles Sousa, candidat libéral, Mississauga—Lakeshore

Il veut contribuer à atténuer les problèmes liés au logement, au coût de la vie et à tous ces dossiers locaux qui préoccupent ses concitoyens comme la protection des rives du lac Ontario.

Charles Sousa assure n'avoir reçu aucune promesse de la part des libéraux fédéraux quant à ses chances de devenir ministre s'il l'emporte le 12 décembre.

La politologue Geneviève Tellier, de l'Université d'Ottawa, estime tout de même que M. Sousa pourrait être un grand atout pour l'équipe économique de Justin Trudeau.

« C'est pas rien comme candidature. C'est quelqu'un qui arrive avec une bonne expérience et en politique et en politique ontarienne et en finances. C'est peut-être l'élément marquant pour le cabinet Trudeau en ce moment. Peu de gens ont ces compétences économiques. »

— Une citation de  Geneviève Tellier, politologue, Université d'Ottawa

Un test pour les conservateurs?

La circonscription de Mississauga—Lakeshore a historiquement été davantage représentée par les libéraux à la Chambre des communes. Tout de même, les conservateurs sous Stephen Harper y ont fait une percée. Au provincial, le député actuel est un progressiste-conservateur.

Le terreau est donc fertile pour le Parti conservateur.

Pierre Poilievre prend la parole à la Chambre des communes.

Le chef de l'opposition officielle, Pierre Poilievre, à la Chambre des communes

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

L'élection partielle de lundi sera le premier test électoral de Pierre Poilievre depuis sa victoire comme chef du Parti conservateur.

Les conservateurs doivent gagner davantage d'appuis en Ontario, on le sait, c'est très clair, souligne Geneviève Tellier. Donc si M. Poilievre voulait vraiment marquer le coup en disant voici la première élection partielle depuis que je suis chef de parti, regardez je suis capable de livrer la marchandise et d'aller chercher un comté libéral qui a déjà été conservateur qui est dans la banlieue de Toronto.

« Ce serait un grand coup pour M. Poilievre. Le problème pour M. Poilievre, c'est qu'il n'a pas une candidature qui a cette notoriété, qui peut lui amener ça.  »

— Une citation de  Geneviève Tellier, politologue, Université d'Ottawa

Le candidat conservateur est un policier et père de famille, Ron Chhinzer. Son équipe n'a pas donné suite aux demandes d'entrevues de Radio-Canada.

À Ottawa, toutefois, des députés conservateurs tentent de minimiser l'importance de la joute électorale.

« On travaille l'élection pour la gagner. Après ça, on verra le résultat évidemment. C'est pas nécessairement un test pour le Parti conservateur. Je crois que c'est une élection qui a favorisé les libéraux depuis longtemps. Est-ce qu'on peut avoir un bon résultat et gagner? Tout est possible. »

— Une citation de  Pierre Paul-Hus, député conservateur

Le plus grand nombre de candidats dans une circonscription

Le nom de 40 candidats figure sur le bulletin de vote de l'élection partielle. Il s'agit du plus grand nombre de candidats pour une même circonscription lors d'une élection fédérale.

Auparavant, le plus grand nombre de candidats confirmés était de 21, dans la circonscription de Saint-Boniface– Saint-Vital, au Manitoba, lors de la 44e élection générale, en septembre 2021.

Julia Kole rencontre les électeurs de sa circonscription tous les jours dans l'espoir de les convaincre de voter pour elle.

Julia Kole fait campagne comme candidate néo-démocrate dans la circonscription de Mississauga–Lakeshore.

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lamoureux

Outre les libéraux et les conservateurs, les principaux partis sont représentés, comme le NPD, avec Julia Kole, et le Parti vert, avec Mary Kidnew.

Parmi les 34 candidats indépendants, une majorité partage le même agent officiel et s'est inscrite avec le but de présenter le plus long bulletin de vote de l'histoire du pays.

Leur mise en scène vise à dénoncer le mode de scrutin uninominal à un tour toujours en vigueur.

La majorité de ces candidats indépendants sont aussi membres du Parti Rhinocéros.

Il s'agit de la quatrième élection en 15 mois pour les électeurs de Mississauga—Lakeshore après les élections fédérales de septembre 2021, les élections ontariennes du printemps dernier et les élections municipales de cet automne.

L'élection partielle est nécessaire en raison de la démission du libéral Sven Spengemann, qui a quitté ses fonctions en mai dernier pour travailler aux Nations unies.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...