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Une soirée de tests Pap gratuite et sans rendez-vous au CHUL

Une résidente en gynécologie s'exerce à réaliser un test Pap.

Reportage d'Alexane Drolet.

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Audrey-Maude Vézina

La clinique externe de gynécologie du CHUL organise ce lundi 5 décembre, entre 16 h et 20 h, une séance gratuite et sans rendez-vous de tests de Papanicolaou, ou tests Pap. Les médecins résidents en obstétrique-gynécologie de l’Université Laval y invitent les « personnes ayant un utérus » qui sont âgées de 21 à 65 ans et n'ont pas eu d'examen depuis deux ans.

Cette séance, organisée tous les ans, permet entre autres de sensibiliser la population à l’importance de dépister les cancers du col de l’utérus. Selon Caroline Gagnon, résidente de première année en obstétrique-gynécologie, il y a un manque de connaissances dans la population. On s'est rendu compte qu'il y a tellement de femmes qui venaient par exemple à 40 ans, c'était leur premier test Pap.

Deux personnes en habits médicaux.

Les résidents de première année en gynécologie-obstétrique, Alexandre Fillion et Caroline Gagnon

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

La résidente souligne également le problème d'accessibilité. C'est très difficile pour certaines femmes d'aller chercher un test Pap. Soit elles n’ont pas de médecin de famille ou tout simplement elles ne savent pas où aller faire un test Pap.

Mieux vaut prévenir que guérir

Alexandre Fillion, résident de première année en obstétrique-gynécologie, rappelle qu’une femme sur 168 recevra un diagnostic de cancer du col de l'utérus au cours de sa vie. Et environ une femme sur 500 y succombera.

Le dépistage précoce est d’autant plus important que le délai aura des conséquences sur le développement et le traitement de la maladie. Si on ramasse des cellules précancéreuses, on peut avoir un suivi qui est plus facile qu’un cancer par exemple qui serait de stade 4. [...] Le traitement va être différent, va être beaucoup plus invasif que des cellules précancéreuses, rapporte Alexandre Fillion.

Pour l’instant, le test Pap est utilisé pour dépister les cellules malades au niveau du col. L’examen, qui se fait avec spéculum, consiste à gratter avec une petite spatule sur le col pour y ramasser des cellules et frotter le col avec une petite brosse, rien de douloureux selon Caroline Gagnon.

Une médecin résidente montre dans ses mains un spéculum et les deux instruments de prélèvement.

Les instruments nécessaires pour effectuer un test Pap.

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

L’an dernier, après deux ans de pandémie, la séance annuelle n'a pas eu lieu. On a ramassé tout le bassin de femmes qui n’ont pas eu de test Pap, puis en même temps, y a eu tellement de publicité que la soirée s'est fait connaître, se souvient Caroline Gagnon, qui avait participé.

Cette année encore, les neuf résidents en obstétrique-gynécologie, accompagnés d’un médecin, d’infirmières et d’étudiants en médecine, s’attendent donc à accueillir beaucoup de femmes. Ils ont même ouvert des salles supplémentaires pour répondre à la demande.

Avec les informations d'Alexane Drolet

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