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Depuis six ans, une école albertaine mise sur des projets scolaires axés sur la durabilité

Deux élèves mettent une base de lit dans un bus.

L'école n'a pas encore décidé ce qu'elle fera de la minimaison quand sa construction sera terminée, mais elle pense la vendre pour payer d'autres projets ou l'utiliser pour des voyages scolaires.

Photo : Radio-Canada / Liam Harrap

Radio-Canada

À 170 kilomètres à l’est d’Edmonton, les élèves de l’école du village de Myrnam ont commencé à transformer un autobus scolaire en une minimaison à zéro émission nette. Il s'agit de leur septième projet durable, après la construction d'une ferme hydroponique et d'une éolienne.

Sous la supervision et les encouragements de Robert Tymofichuk, les élèves martèlent des clous dans le hangar où se trouve l'autobus qui va subir la transformation.

C’est aux élèves de trouver des solutions [car] si les adultes donnaient toutes les réponses à leurs questions, cela ne serait pas amusant, explique l'enseignant.

Le sol est déjà posé. Des élèves travaillent sur l’assemblage du lit, d'autres, sur l’installation de toilettes à compostage. Dans la plupart des écoles, les élèves construisent des nichoirs ou des boîtes à outils, dit Olivia Saruk, une élève de neuvième année.

Selon Robert Tymofichuk, le Canada devrait changer les normes d’apprentissage scolaire pour atteindre la carboneutralité en 2050 : Nous pouvons le faire rapidement, si nous ouvrons la voie. Certains élèves trouvent, d'ailleurs, que l’enseignement de la durabilité est important. Nous avons le temps de changer, et si nous changeons maintenant, nous pouvons être durables plus longtemps, croit Olivia Saruk.

Un enseignement en place depuis plusieurs années

Il y a presque six ans, l’école a reçu une subvention provinciale de 10 000 $ pour construire une serre afin de cultiver des plantes tout au long de l’année.

Depuis, les élèves ont dessiné et construit un système de suivi solaire, une éolienne qui génère de l'électricité, un bioréacteur, des voiturettes de golf à l’énergie solaire et un système de culture hydroponique. Les produits de leurs projets sont ensuite vendus. Le comté de Saint-Paul a, par exemple, acheté deux voiturettes de golf.

Des laitues.

Les laitues cultivées dans la ferme hydroponique sont livrées à deux restaurants et à un centre pour personnes âgées.

Photo : Radio-Canada / Liam Harrap

Les élèves peuvent aussi utiliser les ateliers pour leurs projets personnels, comme réparer une moto tout-terrain ou une motoneige. Cooper Misik, un élève de huitième année, répare une motoneige de 1971 qui a besoin d’un nouveau capot, d'un embrayage et d'un carter de chaîne. Je ne suis pas bon en sciences et en mathématiques, mais [réparer] cette machine, c'est de la science, dit-il.

Deux jeunes réparent une motoneige.

Selon les professeurs et les élèves, les projets de l'école permettent d'apprendre les sciences et les mathématiques différemment.

Photo : Radio-Canada / Liam Harrap

L’école prépare également un autre projet, même si la minimaison est en construction. Le conseil municipal vient d’accepter son projet de poulailler et de vente d'œufs frais. Je crois que ces jeunes seront nos prochains leaders, dit Robert Tymofichuk.

Avec des informations de Liam Harrap

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