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Accident de travail dans une école de Bathurst : la victime est tombée du toit

Sylvio Saint-Pierre a perdu la vie dans un accident de travail en 2019.

Sylvio St-Pierre est mort après être tombé du toit de l'école Cité de l'Amitié à Bathurst.

Sylvio St-Pierre est mort après être tombé du toit de l'école Cité de l'Amitié à Bathurst.

Photo : Travail sécuritaire NB

L’électricien décédé à la suite d’un accident de travail à Bathurst au Nouveau-Brunswick, en avril 2019, est mort en raison de multiples blessures à la tête et au torse après une chute de plus de cinq mètres du toit de l’école Cité de l’Amitié. C’est ce qu'ont appris les jurés lors du premier jour de l’enquête du coroner.

Un médecin a témoigné de ces détails lors de la première journée de l’enquête menée par la coroner Emily Caissy sur la mort de Sylvio Saint-Pierre, alors qu’il était âgé de 58 ans.

Parmi les autres témoins entendus lundi, Jules Hachey, un collègue de travail de la victime, a expliqué les circonstances du drame.

C’était un accident !, a-t-il déclaré d’entrée de jeu, en retenant ses émotions.

Le duo travaillait à réparer le moteur d’un ventilateur sur le toit de l’école, quand Sylvio Saint-Pierre a chuté lourdement au sol après avoir mis le pied dans le vide.

Sylvio St-Pierre tentait de réparer le moteur d’un ventilateur sur le toit de l’école lorsqu'il est tombé.

Sylvio St-Pierre tentait de réparer le moteur d’un ventilateur sur le toit de l’école lorsqu'il est tombé.

Photo : Travail sécuritaire NB

Sylvio Saint-Pierre cherchait une vue d’ensemble du travail à effectuer quand il est tombé sur le dos, a expliqué Jules Hachey.

Je l’ai vu tomber. C’était terrible à voir, a témoigné Jules Hachey, qui a décrit son compagnon comme étant très à cheval sur la sécurité.

La victime ne portait pas de harnais de sécurité, malgré la pente abrupte du toit de l’école. La structure ne comprenait pas d’ancrage pour y accrocher un harnais, selon Jules Hachey.

Dans sa chute, Sylvio Saint-Pierre aurait heurté des tables à pique-nique rangées, avant de s’effondrer au sol, selon lui.

Les secours sont arrivés rapidement. Le premier ambulancier appelé sur les lieux, Jean-Sébastien Marquis, a noté que l'homme respirait toujours, mais qu'il ne réponddait pas, laissant ainsi supposer un traumatisme sévère.

Autant Michel Cyr, de Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick, que Raoul Godin, superviseur au District scolaire francophone Nord-Est, ont noté des lacunes dans la formation de sécurité, de l’utilisation des harnais et du travail en hauteur, lors de l'enquête.

Michel Cyr a notamment expliqué qu’il y avait 58 ordonnances de non-conformité à la sécurité au district.

La conjointe de la victime, Nicole Audet, a été présente aux audiences de lundi. Elle a pu poser quelques questions aux témoins. Elle a refusé notre demande d’entrevue.

D’autres témoins seront appelés à la barre mardi. Parmi eux, des responsables du District scolaire francophone Nord-Est.

Une enquête du coroner n'attribue aucune responsabilité juridique ni aucun blâme. Toutefois, des recommandations peuvent être formulées dans le but d'éviter que des décès de même nature se produisent à l'avenir.

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