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Des ruptures de service à Nez rouge en raison d’un manque de bénévoles

Un fêtard remet ses clés à un bénévole d'Opération Nez rouge.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Nez rouge a dû interrompre ses services à minuit et demi.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

John Sébastien Naïs

Faute de bénévoles pour rester en poste jusqu’à 4 h du matin, la centrale de Sherbrooke d'Opération Nez rouge a dû fermer plus tôt mercredi et jeudi, la semaine dernière.

Il y a eu quelques bénévoles qui se sont présentés. Comme ça reste du bénévolat, les gens quittent quand ils le désirent, quand la fatigue s’installe ou lorsqu’ils doivent entrer au travail plus tôt le lendemain. On a perdu nos bénévoles assez tôt en soirée, mercredi et jeudi, explique Stéphanie Hoarau, coordonnatrice de l’Opération Nez rouge à Sherbrooke.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, Nez rouge a dû interrompre ses services à minuit et demi. Le lendemain, l’organisme n’offrait plus ses services après 2 h 30. En temps habituel, les usagers peuvent appeler le service de raccompagnement de 20 h et 4 h du matin.

Comme l’indique Mme Hoarau, quatre équipes de bénévoles étaient sur le terrain mercredi et cinq le jeudi. Si ces équipes demeuraient jusqu’à la fin de la nuit, ça serait suffisant. Mais toutes les équipes qui commencent ne terminent pas forcément à 4 h du matin, souligne-t-elle.

Une situation très rare

Stéphanie Hoarau qualifie la situation de très rare et espère que celle-ci s'améliore au cours des prochaines semaines. D’ailleurs, les bénévoles étaient de la partie au cours du week-end et l'organisme a pu offrir ses services jusqu’à 4 h. Mme Hoarau ne cache toutefois pas qu'elle a quelques craintes pour la suite des choses.

« On a cette fragilité de dépendre des bénévoles et de leur faculté de se rendre jusqu’à plus tard dans la nuit. [...] Ça demeure tout de même bien en dessous des statistiques habituelles. On aurait aimé avoir plus de présence bénévole qui nous permette d’aller jusqu’à la fin de l’année. »

— Une citation de  Stéphanie Hoarau, coordonnatrice de l’Opération Nez rouge à Sherbrooke

Stéphanie Hoarau mentionne toutefois que les soirées de semaine ont été particulièrement tranquilles. On est au début du mois de décembre. Il n’y a pas beaucoup d'activités dans les établissements en général. Très peu de partys de bureau ou de rassemblements entre amis au début du mois de décembre, explique-t-elle. On devrait avoir plus de bénévoles [parce] que les gens vont devenir de plus en plus disponibles. Mais est-ce que ça va être suffisant pour répondre à tous les appels? Là, ça va être plus compliqué.

Avoir un plan B

Selon Stéphanie Hoarau, les Sherbrookois devraient toujours avoir un plan B au cas où Nez rouge ne pourrait offrir ses services jusqu’au petit matin. On n’est pas à un vrai retour normal comme avant la pandémie. Peut-être qu’on ne le vivra pas non plus, explique-t-elle. Ça reste un service qui est basé sur la présence des bénévoles et qui n’est pas garanti.

« On souhaite, lorsqu’on n’est pas en mesure de répondre à la demande, qu’ils puissent avoir une autre option. [...] Mais quand on est en mesure de le faire, on fait de notre mieux. »

— Une citation de  Stéphanie Hoarau, coordonnatrice de l’Opération Nez rouge à Sherbrooke

L’organisme propose des services gratuits de raccompagnement jusqu’au 31 décembre, y compris la soirée du 25 décembre, du mercredi au samedi.

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