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Incursion au sein de l’unité spécialisée contre la violence conjugale du SPVG

une personne début dans une salle devant des ordinateurs le bras levé.

Un agent de centre d'appel intervenant sur un cas de violence conjugale à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pour faire face à la recrudescence des cas de violences conjugales en Outaouais, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a mis sur pied une unité spécialisée qui œuvre sur le terrain depuis quelques mois déjà.

Chaque jours, un peu plus de trois appels liés à la violence conjugale sont logés à la centrale du 911, de la police de Gatineau.

Une personne devant son écran d'ordinateur parle à une victime de violence conjugale.

Une agente du centre d'appel intervenant sur un cas de violence conjugale à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

L’Équipe d’intervention et de soutien en violence conjugale (EISVC) a comme mission d’aider le SPVG à améliorer sa réponse lors d'interventions en matière de violence conjugale. Ainsi, elle est chargée d'intervenir auprès des victimes et des auteurs de cette violence dès les premiers signalements.

Depuis le début de l'année, environ 1280 dossiers ont été traités en matière de violence conjugale par le service de police. Un record depuis 2018, souligne le SPVG.

Toujours selon la SPVG, cette hausse inquiétante des cas de violence conjugale est due aux circonstances exceptionnelles de la pandémie, notamment les mesures de confinement.

Un pilier d’intervention en matière de violence conjugale

L’équipe d’intervention et de soutien en violence conjugale, relève des patrouilleurs sur le terrain du SPVG. Elle intervient dans « tous les dossiers de violence en contexte conjugal de même qu’en amont et en aval de cette forme de criminalité », indique SPVG par voie de communiqué.

Michelle Labelle, agente au sein de l'EISVC relate le degré d’attention dont font preuve les membres de cette unité spéciale, lors des interventions.

Une personne en tenue de police assise regardant droit devant.

Michelle Labelle, agente au sein de l'EISVC.

Photo : Radio-Canada

Quand on est avec une victime, on est avec elle à 100 %. On baisse notre radio, notre cellulaire. Puis, on prend le temps de discuter avec cette personne-là. Souvent, ça nous permet de calmer la situation, de gérer les émotions, explique-t-elle.

L’EISVC assure aussi les suivis avec les victimes, soit pour les diriger vers les organismes qui peuvent les aider, ou pour les accompagner durant le cheminement des plaintes.

L’EISVC est composée de trois agentes et agents, qui ont été appelés à suivre plusieurs formations spécialisées en matière de violence conjugale, et d’un coordinateur de projets en violence conjugale. Ce dernier poste, à la particularité d'être occupé par un civil, qui chapeaute ainsi toutes les initiatives mises en place en matière de violence conjugale au sein même du SPVG.

Le nombre de plaintes pour violence conjugale a grimpé de plus de 20% à Gatineau depuis le début de l'année. Le service de police, qui est aux premières lignes, vient de créer une équipe spécialisée chargée d'intervenir auprès des victimes et des auteurs de cette violence dès les premiers signalements.

7 mois d'existence et déjà des résultats

Depuis sa mise mise en place en avril 2022, à la suite de l’obtention de subventions de la part du ministère de la Sécurité publique, l’EISVC donnerait déjà des résultats satisfaisants, selon plusieurs intervenants.

On peut déteindre un peu sur les autres policiers comme ça, quand ils arrivent sur les interventions, ils sont capables de détecter certaines choses qu'ils n' auraient peut-être pas vues avant, souligne Michelle Labelle, agente au sein de l'EISVC.

L'inspecteur du SPVG, Joël Beaudet abonde dans le même sens.

Un des grands grands buts, c'était de coacher les patrouilleurs, parce qu'on voulait qu'ils aillent chercher le plus de formation. Le plus de formation possibles pour être capable d'en bénéficier, explique-t-il.

Une personne dans l'ombre entrain de réfléchir avec son enfant.

Le nombre de signalement de violence conjugale est en hausse à Gatineau(archives).

Photo : Getty Images / kieferpix

Les chiffres 

Année Nombre de dossiers traités

  • 2018: 1062
  • 2019: 1078
  • 2020:1065
  • 2021:1247
  • 2022(en date du 23 novembre):1280

Source: SPVG

L'animateur Mathieu Nadon s'entretient avec la directrice de la Maison d'hébergement pour Elle des Deux Vallées, Annick Brazeau, alors que le nombre de plaintes pour violence conjugale a bondi de 20% à Gatineau depuis le début de l'année.

Selon le SPVG, ces chiffres ne reflètent pas nécessairement la réalité du fléau, puisque la peur des représailles, la peur de témoigner, la honte, voire le sentiment de culpabilité que peuvent ressentir les victimes empêchent ou peuvent empêcher plusieurs victimes de violence conjugale à passer l'étape de la dénonciation.

Toutefois, le SPVG constate une croissance du nombre de dénonciation de cas violences conjugales comparativement aux années passées. Cela s’expliquerait par le succès de la sensibilisation, selon le service de police.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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