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COVID-19 : des détecteurs de CO2 en demande dans des bibliothèques du Grand Vancouver

Une personne tient dans ses mains le détecteur de dioxyde de carbone de la compagnie Aranet indiquant 682 ppm.

Une aide financière de la province a, entre autres, permis à la bibliothèque publique du district de North Vancouver d'acheter des détecteurs de CO2 pour qu'ils soient prêtés à ses membres.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Deux bibliothèques du Grand Vancouver offrent, depuis le mois de novembre, un service de prêt de détecteurs de dioxyde de carbone (CO2) permettant de mesurer la quantité d’aérosols infectieux de maladies, comme la COVID-19, qui se transmettent par l’air. Ces dispositifs sont victimes de leur succès.

La bibliothèque municipale de West Vancouver dispose de 9 appareils, et la bibliothèque publique du district de North Vancouver, de 15.

À North Vancouver, la demande était telle que la bibliothèque a presque doublé son stock après les premières semaines, le faisant passer de 7 à 15, affirme Krista Scanlon, gestionnaire des collections de la bibliothèque publique du district de North Vancouver.

« Ils s’envolaient littéralement des étagères. »

— Une citation de  Krista Scanlon, gestionnaire des collections, bibliothèque publique du district de North Vancouver

Ces petits dispositifs, fabriqués par la compagnie lettonne Aranet, mesurent la quantité de dioxyde de carbone dans l’air chaque minute, en partie par million (ppm). Le CO2 sert d'indicateur de la qualité de l’air, mais aussi de la quantité de particules virales présentes dans l’air, relâchées par des agents infectieux.

Ces détecteurs peuvent être empruntés à la bibliothèque du district de North Vancouver pour une durée maximale de sept jours, renouvelable en fonction de la demande. Dans l’établissement de West Vancouver, la durée d’emprunt s’étend jusqu’à trois semaines.

Plus il y a de monde dans un endroit étroit, plus le taux de CO2 sera élevé. Lorsqu’on respire, on relâche du CO2, et si une personne est infectée, elle émettra aussi des aérosols infectieux de SRAS-CoV-2, confirme Lyne Filiatrault, médecin urgentiste à la retraite et membre du regroupement Protect Our Province BC.

Les environnements extérieurs ont un taux de CO2 qui s’établit autour de 400 ppm, tandis que les espaces intérieurs sont plus sécuritaires avec un taux de CO2 inférieur à 800 ppm, selon elle. En cas de mesure élevée, elle conseille d’aérer l’espace en question.

Un outil à généraliser, selon une urgentiste retraitée

La Dre Filiatrault estime que toutes les bibliothèques de la Colombie-Britannique devraient se procurer de tels dispositifs.

L’État de Washington et la Belgique font partie des autorités compétentes ayant instauré l’utilisation de ces détecteurs de CO2 dans les espaces publics afin d'atténuer la propagation des virus transmissibles par l’air.

Ces appareils ne sont toutefois qu’ un outil faisant partie des mesures d'évitement de la COVID-19, et ils devraient être conjugués à une bonne filtration de l’air et à d’autres mesures telles que le port du masque, estime la Dre Filiatrault, bien que celles-ci puissent avoir des coûts importants.

Mais, si on pense à ce que cela représente d'avoir autant de personnes malades en ce moment, ce n'est pas grand-chose , affirme-t-elle.

La bibliothèque publique de Vancouver n’a pas encore prévu d’ajouter des détecteurs de dioxyde de carbone à sa collection, mais indique avoir reçu des demandes de clients en ce sens.

La bibliothèque publique de Victoria se dit également prête à ajouter des dispositifs aux services offerts à ses clients.

Avec les informations d'Akshay Kulkarni

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