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Coup de filet de la police de Toronto dans le monde des trafiquants d’armes

En huit mois, l'opération Barbell a permis d'arrêter six individus et de saisir une soixantaine d'armes à feu.

Des dizaines d'armes sont disposées sur un plancher.

L'opération Barbell avait permis de saisir 70 armes à feu dans quatre résidences de l'est de Toronto le 8 mai 2022.

Photo : AVEC L'AUTORISATION DE LA POLICE DE TORONTO

Une nouvelle opération policière d'envergure a permis de confirmer ce que la police de Toronto a toujours su : les armes qui circulent dans les rues de la métropole sont bien originaires des États-Unis, en particulier du Texas et de l'Arizona.

La police de Toronto a annoncé lundi l'arrestation de six individus ainsi que la découverte de 68 armes de poing et de huit carabines destinées à la revente sur le marché de la région torontoise.

Lancée à l'automne 2021, l'opération Barbell a permis d'effectuer au printemps dernier des perquisitions à l'aide de mandats des tribunaux dans plusieurs résidences de l'est de Toronto et à l'intérieur de plusieurs véhicules.

Au total, cinq hommes et une femme ont été appréhendés et font face à 260 accusations criminelles reliées au trafic d'armes à feu, dont celles de possession et de conspiration.

Un des hommes, Syed Mohammed Ali Zaidi, est en outre associé, selon la police, à la fusillade survenue dans un bar de la rue Queen Est le 19 octobre 2021. Personne n'avait été blessé.

Un chef de police.

Le chef de police James Ramer, qui a personnellement assisté à la conférence de presse, affirme que ce dernier coup de filet est une bonne nouvelle pour les Torontois.

Photo : Radio-Canada

Le chef du Service de police de Toronto, James Ramer, pense que les auteurs de fusillades devraient être sévèrement punis.

La violence armée continue d'être le problème de sécurité publique le plus important pour les Torontois, dit-il.

Les quatre individus dont l'identité a été révélée devront comparaître vendredi devant le tribunal de Scarborough, dans l'est de la ville. Les deux autres comparaîtront à une date indéterminée.

On ignore les raisons pour lesquelles ces deux dernières personnes n'ont pas été identifiées.

Des armes sophistiquées

En tout, 68 armes à feu, dont des fusils d'assaut et des carabines, ont été confisquées. Des munitions ont aussi été saisies.

La valeur de ces armes est évaluée entre 4500 et 6000 $ pièce.

Des sommes d'argent liquide, dont le montant n'a pas été spécifié, ont également été retrouvées dans un des domiciles qui ont fait l'objet d'une perquisition survenue le 28 mai 2022.

Deux voitures de marque BMW volées ont en outre été confisquées au cours de l'opération. Leurs numéros de série avaient été effacés et remplacés par de faux numéros.

Steve Watts en conférence de presse.

Le surintendant Steve Watts, de l'escouade de lutte contre le crime organisé de la police de Toronto

Photo : Radio-Canada

Le surintendant de l'escouade de lutte contre le crime organisé au sein de la police de Toronto, Steve Watts, parle d'armes sophistiquées.

Cette saisie permettra de retirer de la circulation des armes dangereuses et de sauver des vies, particulièrement celles de citoyens innocents, explique-t-il.

On compte 62 armes de poing dont le traçage a permis de comprendre qu'elles provenaient en grande partie du Texas et de l'Arizona.

Selon le surintendant Watts, 98 % des armes saisies proviennent des États-Unis. Cela en dit long sur la porosité de nos frontières et sur le passage d'armes illégales au Canada, ajoute-t-il.

En fait, seule une arme provenait de l'Ontario. L'origine des autres armes n'a pas pu être retracée ni confirmée.

Des armes présentées sur des tables.

Le butin saisi par la police comporte notamment cinq fusils d'assaut de type AR-15 et trois autres de type AK.

Photo : CBC/Mehrdad Nazarahari

À ce sujet, le chef Ramer affirme que le gouvernement fédéral doit investir davantage d'argent dans la lutte contre la contrebande d'armes aux frontières, sans en préciser toutefois le montant.

L'impact et le traumatisme de cette violence dans la communauté sont sérieux et une de nos inquiétudes reste le nombre de victimes innocentes qui se retrouvent dans les tirs croisés des gangs de rue qui font irruption dans des bars du centre-ville, souligne-t-il.

Le chef Ramer affirme que son service reste déterminé à travailler avec tous les ordres de gouvernement pour prévenir le trafic d'armes à feu et pour comprendre les causes profondes de ce phénomène afin de l'enrayer.

Nous nous engageons également à cibler ceux qui choisissent délibérément de posséder, de porter et d'utiliser des armes illégales dans nos quartiers, conclut-il.

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