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L’Université de Moncton augmente les tarifs de ses logements étudiants

Chambre d'une résidence.

Un chambre de la résidence Lafrance sur le campus de Moncton.

Photo : Université de Moncton

Se loger dans le Grand Moncton est de moins en moins abordable. Le loyer moyen dans la région pour un appartement à deux chambres était de 1043 $ en 2021 selon la Société canadienne de l’hypothèque et du logement. En 2022, à distance de marche du campus de l’Université de Moncton, les mensualités pour un logement dépassent facilement 1500 $.

C’est dans ce contexte que l’Université de Moncton compte augmenter de 3 % les tarifs des logements étudiants sur ses trois campus, en septembre 2023. C’est ce qu’a confirmé Gabriel Cormier, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines de l’institution acadienne.

Pour l’année prochaine, c’est une augmentation de 3 % dans nos logements. On essaie de tenir compte des situations difficiles de nos étudiants. On pense que nos logements sont quand même abordables, mais on n’est pas à l’abri de l’augmentation des coûts du matériel qu’on doit acheter, a indiqué M. Cormier.

Gabriel Cormier en entrevue au Téléjournal Acadie.

Gabriel Cormier, vice-recteur à l'administration et aux ressources humaines de l'Université de Moncton

Photo : Radio-Canada

L’Université croit que ses logements destinés aux étudiants resteront abordables comparativement à ce qui est offert au reste du marché. Par exemple, un studio à deux chambres sur le campus coûte à un étudiant 5109 $ pour huit mois en 2022, ce qui comprend le chauffage et l'accès à internet haute vitesse.

Dans ce cas précis, une augmentation de 3 % équivaut à une hausse d’un peu plus de 150 $ pour une année universitaire.

D’ailleurs, les trois campus de l’Université de Moncton ont dû récemment lancer un appel à la communauté afin de trouver des logements pour des étudiants qui n’arrivaient pas à en trouver. Ce printemps et cet hiver, les équipes de l’Université ont été en mesure de trouver des endroits où les étudiants pouvaient se loger pour l’année universitaire.

Il existe cependant toujours des défis.

Il reste toujours le côté abordable. Dans certains cas, le logement est là, mais il n’est pas vraiment abordable pour nos étudiantes et nos étudiants, a dit M. Cormier

Augmentation des droits de scolarité?

Si le Conseil des gouverneurs l’Université de Moncton a approuvé une augmentation des tarifs pour les logements étudiants pour la prochaine année financière, aucune décision n’a encore été prise concernant les droits de scolarité. Cependant, M. Cormier assure que l'institution veut garder le coût des études postsecondaires le plus bas possible.

« Cette année, on va essayer de garder ça au minimum. Ça va faire partie du processus budgétaire qui s’en vient dans les prochains mois, mais un de nos principes directeurs, c’est de les garder au minimum. Autant que possible, on veut réduire l’impact sur les étudiants. »

— Une citation de  Gabriel Cormier, vice-recteur à l'administration et des ressources humaines

Pour l’année financière 2022-2023, l’Université de Moncton a enregistré un excédent budgétaire de 1,2 million de dollars et avait approuvé une hausse de 2 % des droits de scolarité.

Les prévisions semblent aller dans le même sens. C’est sûr qu’il y a beaucoup d’incertitude. Si on compare ce que les économistes nous disent, il y a une possibilité de récession légère l’année prochaine. Donc, ça pourrait affecter nos finances. Il y a beaucoup d’incertitude au niveau de nos inscriptions de l’international. On a eu une forte croissance au cours des deux dernières années. On a presque doublé nos inscriptions de l’international sur nos trois campus. Ceci veut dire aussi que nous sommes plus dépendants de nos inscriptions de l’international. Donc, il y a quand même de l’incertitude et l’inflation, on n’est pas à l'abri de ça, a analysé le vice-recteur.

De plus, l’Université de Moncton croit devoir investir dans la modernisation de ses infrastructures vieillissantes au cours des prochaines années.

Il y a quand même un besoin. Ça va avoir un impact financier au niveau de l’université, a conclu M. Cormier.

Avec des renseignements de Janic Godin du Téléjournal Acadie

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