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Les employés de soutien des écoles entérinent l’accord de principe

Laura Walton en point de presse.

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires, crie victoire. Elle remercie les syndiqués d'avoir tenu tête au gouvernement Ford et à sa loi spéciale.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

Le syndicat représentant 55 000 aides-enseignants, concierges et employés administratifs dans les écoles en Ontario indique que ses membres ont voté à 73 % en faveur de l'entente de principe conclue le mois dernier avec le gouvernement de Doug Ford.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) précise que près de 41 600 membres ont participé au vote de ratification au cours des deux dernières semaines, soit 75,6 % des syndiqués admissibles.

Parmi ceux-ci, un peu plus de 30 300 ont voté en faveur de l'entente, soit 73 %.

L'accord de principe conclu le 20 novembre avait permis d'éviter un deuxième débrayage de ces aides-enseignants, bibliothécaires, employés administratifs et concierges.

L'entente prévoit entre autres des hausses de salaire de 3,59 % par année ou 1 $ l'heure.

« Nous avons tenu tête à un intimidateur et nous avons obtenu en augmentations de salaire plus du double de ce que le gouvernement voulait nous imposer. »

— Une citation de  Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario

Elle souligne que le gouvernement Ford a annulé sa loi spéciale et a retiré sa menace d'utiliser la disposition de dérogation de la Charte canadienne après la première grève des travailleurs de l'éducation en novembre.

Je n'ai jamais vu un [taux de participation à un vote de ratification] aussi élevé dans ma carrière, se réjouit-elle.

Le NPD a lui aussi félicité les travailleurs de l'éducation qui ont ratifié leur première convention collective négociée librement en une décennie.

Dès le départ, Doug Ford et [le ministre de l'Éducation] Stephen Lecce avaient le pouvoir d'éviter toute perturbation dans nos écoles, mais ils ont plutôt choisi d'intimider ceux qui nettoient les classes, veillent sur les plus jeunes élèves et appuient les enfants qui ont un handicap, affirme la députée néo-démocrate Chandra Pasma dans un communiqué.

Bémols

Le mois dernier, Mme Walton avait toutefois exprimé des réserves quant à l'accord de principe, notant qu'il ne contient pas les investissements supplémentaires qu'elle réclamait pour l'embauche de plus d'aides-enseignants, notamment.

Elle confirme néanmoins qu'elle a voté en faveur de l'entente.

Le SCFP souligne que les employés de soutien des écoles gagnent actuellement en moyenne 39 000 $ par an, « en poussant plusieurs vers la pauvreté [...] et les banques alimentaires », affirme Mme Walton.

Après la conclusion de l'accord de principe le mois dernier, le ministre de l'Éducation Stephen Lecce avait remercié les syndiqués, se réjouissant de voir que les parties étaient parvenues à un accord pour le bien de nos enfants qui sont la priorité.

Le gouvernement Ford doit maintenant négocier avec les syndicats d'enseignants pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

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