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GM lance l’assemblage de camions électriques en Ontario

Le premier ministre Justin Trudeau prononce une allocution, lors d'une conférence de presse à l'usine de GM à Ingersoll.

Le nouveau camion électrique appelé BrightDrop sera assemblé par GM à Ingersoll, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne

Radio-Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et son homologue ontarien, Doug Ford, étaient à l'usine de General Motors (GM) à Ingersoll, en Ontario, lundi, pour le lancement de la production d'un modèle de camion électrique de livraison.

GM avait déjà annoncé en avril que son usine CAMI à Ingersoll serait réoutillée cette année pour devenir la première au pays à assembler à grande échelle des véhicules électriques commerciaux.

À Ingersoll, le constructeur produira des camions électriques appelés BrightDrop Zevo 600.

La production à grande échelle de ces véhicules doit commencer en janvier prochain, selon le GM.

Quelques milliers de camions doivent être produits par année au départ, mais le premier ministre canadien Justin Trudeau a souligné que l'usine pourra assembler 50 000 véhicules électriques annuellement d'ici 2025.

« La protection de l'environnement et l'économie doivent aller ensemble. »

— Une citation de  Justin Trudeau, premier ministre du Canada
Justin Trudeau au podium en point de presse. Doug Ford est derrière lui.

Justin Trudeau et Doug Ford (à l'arrière-plan) ont salué le lancement de la production de camions électriques à Ingersoll. GM a reçu des subventions gouvernementales.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Le premier ministre ontarien Doug Ford a dit qu'il s'agit d’un jalon important qui prouve une fois de plus qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour construire les voitures de l’avenir qu’ici même, en Ontario.

GM indique que la compagnie de livraison de colis DHL sera son premier client pour le BrightDrop.

Le représentant syndical Mike Van Boekel se réjouit de voir que 400 personnes travaillent depuis lundi à l'assemblage de ces camions électriques à l'usine d'Ingersoll, qui a perdu des centaines de travailleurs au cours des dernières années.

D'autres employés devraient être embauchés pour le troisième quart de travail, dit-il. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui se cherchent un emploi.

Un demi-milliard des gouvernements

Le printemps dernier, les gouvernements fédéral et provincial avaient indiqué qu'ils investiraient chacun jusqu'à 259 millions de dollars dans ce projet et dans la modernisation de l'usine de GM à Oshawa, qui doit assembler des camionnettes électriques Silverado. Le coût des deux projets totalise deux milliards.

Ottawa a l'intention de bannir la vente des véhicules neufs à essence pour les particuliers à partir de 2035. À l'heure actuelle, environ 5 % des véhicules au Canada sont électriques ou hybrides.

« Notre engagement est d'avoir un avenir pleinement électrique. On voit une grande demande des consommateurs. »

— Une citation de  Marissa West, présidente de GM Canada

Avant la transformation de son usine d'Ingersoll, GM construisait un nombre limité de camions BrightDrop au Michigan.

De son côté, le premier ministre Ford défend sa décision d'avoir aboli les incitatifs provinciaux à l'achat de véhicules électriques pour particuliers après avoir pris le pouvoir en 2018. Selon lui, le « marché » va propulser la vente des voitures électriques.

Je vais appeler UPS, Fedex et d'autres compagnies pour les inciter à acheter [des camions BrightDrop], ajoute-t-il.

Le Canada « bien positionné »

Selon le consultant Sam Fiorani, de la firme Auto Forecast Solutions, le Canada et les États-Unis tirent de l'arrière présentement par rapport à d'autres pays comme la Norvège en matière de véhicules électriques. Il croit toutefois qu'il sera possible de rattraper ce retard « au cours des 20 prochaines années ».

Il soutient que le problème actuellement n'est pas le manque de demande en Amérique du Nord mais la pénurie de véhicules électriques. Certains concessionnaires ajoutent 5000 $ au prix du véhicule, c'est ridicule, lance-t-il.

Cela dit, l'industrie canadienne de l'automobile est « bien positionnée », selon lui, pour profiter de la croissance rapide de la demande aux États-Unis. [Le Canada] est bien placé pour accroître sa part du gâteau, pense-t-il. Le Mexique traîne la patte en ce moment.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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