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Un mur anti-crue à L’Ancienne-Lorette plus encombrant qu’ils ne le pensaient

Des sacs de sable sur le terrain d'une résidence.

La présence de sacs de sable sur certaines propriétés dérange des citoyens depuis plusieurs années.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Arsenault

Des propriétaires de L’Ancienne-Lorette ont appris cette semaine qu'ils perdront une importante partie de leur terrain pour permettre la construction du mur anti-crue aux abords de la rivière qui devrait sortir de terre d'ici 2025. Ils espèrent que la Ville reverra ses plans.

Dany Blouin habite sa maison rue Saint-Eugène depuis une trentaine d’années. Il a calculé qu’il devra céder une parcelle large de plus de 6 m.

Je trouve ça un peu exagéré. Je pense que le mur pourrait être fait plus près de la rivière.

Ce qui le contrarie, c’est le sentiment d’être mis devant le fait accompli. On est chez nous et en même temps, on ne l’est pas. On a comme pas le choix, confie-t-il.

En même temps, il considère que tout n’est pas réglé. Des zones d’ombre subsistent, et non des moindres. Les propriétaires concernés seront dédommagés en compensation de ces pertes de terrain, mais quel en sera le montant?

Quand on pose des questions, on n’a pas toutes les réponses. On est pris en otages, estime Dany Blouin.

Ça va être une catastrophe

Guillaume Simard, un de ses voisins, est tout aussi insatisfait. Il a acheté sa maison en sachant qu’un mur anti-crue serait édifié, mais il ne savait pas qu’il serait à ce point encombrant.

C’est pas ce qui nous avait été dit en 2014, en 2016 et en 2018. Maintenant, il appréhende le résultat. Je pense que ça va être une catastrophe, lâche-t-il.

La tournure des événements ne fait pas que des mécontents. Denis Lavoie, le président du Regroupement des sinistrés de la rivière Lorette, se réjouit de voir que l’échéancier présenté ce printemps est jusqu’alors respecté.

Les travaux préparatoires se poursuivent. Vendredi, la Ville de Québec a confirmé que près 9 millions $ seront investis en 2023 dans ce dossier.

Les travaux vont se faire comme prévu en 2024-2025. Bien sûr, si le ministère autorise les travaux, affirmait alors Steeve Verret, conseiller municipal du district Lac Saint-Charles-Saint-Émile.

D'après les informations de Louis-Philippe Arsenault

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