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Katips, un film sur les Philippines, au Musée canadien pour les droits de la personne

Sept personnes autour des affiches du film Katips.

Plusieurs centaines de personnes sont attendues pour visionner le film Katips de Vincent Tañada.

Photo : Radio-Canada / Chantallya Louis

Un film dramatique et musical qui raconte une sombre période l’histoire des Philippines est présenté au Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg.

Écrit et réalisé par Vincent M. Tañada, le film Katips revisite la période des années 1970 des Philippines lorsque des étudiants s’opposaient à la loi martiale déclarée par le régime militaire de l’ancien président Ferdinand Marcos, père.

Pendant cette période historique, le Canada a connu une importante vague migratoire de Philippins. En 2016, le Canada recensait 870 130 personnes d’origines philippines, dont plus de 220 000 sont arrivés après 1970, selon le professeur de géographie à l’université de Bourgogne, Laboratoire ThéMA, Yves Boquet.

Puisque l’immigration philippine est l'une des plus importantes au Canada et que le Manitoba abrite une importante communauté philippine, les organisateurs de l’événement ont jugé primordial de présenter cette histoire aux Manitobains et à la communauté philippine.

Il est important de montrer les réalités qu’ont vécues les survivants de la loi martiale. Ce film est basé sur des faits et des recherches historiques, insiste le cofondateur du Philippine Historical Society of Canada, Nico Bryle Alfafara.

Selon ses dires, Nico Bryle Alfafara a appris l’histoire de son pays d'origine sur les bancs de l’école avant de venir s’installer au Canada. Mais ce n’était pas assez, dit-il, nous devons regarder en profondeur et parce que j'étais curieux je n’avais pas besoin d'être là et vivre l'atrocité pour savoir que c'est quelque chose dont nous devons nous souvenir. Nos ancêtres nous ont donné cet héritage et nos droits que nous avons aujourd’hui.

Revivre l’histoire

Dans la salle, lors de la première présentation, les personnes présentes n’ont pas quitté du regard les écrans pendant les 2 h 22 minutes du film. 

Les émotions de certains spectateurs étaient palpables.

Lulu Tanada-Miguel a elle-même vécu sous le régime militaire pendant la loi martiale. C’est triste, mais pour avoir la paix il faut passer par là, n’est-ce pas? , lance-t-elle tristement. 

Elle raconte qu’elle et son mari Opel Miguel ont pris part aux manifestations alors que leurs enfants étaient encore des bambins.

Leur fille Marianne Miguel a connu l’histoire de ses parents à travers des photographies, mais voir le film la touche particulièrement.

C’était dur à regarder, voir ce que mes parents ont dû vivre, je me sens chanceuse d’être là , assure-t-elle. 

Marianne Miguel est admirative de la résilience qu’ont démontrée ses ancêtres. Ça prouve que tous les jours, les gens peuvent se lever et faire une différence. Si vous avez assez de gens qui partagent une vision, une passion, vous pouvez faire la différence.

Plusieurs reconnaissances pour le film Katips

Le film Katips a obtenu 17 nominations à la 70e cérémonie de remise des prix de l'Académie philippine des arts et des sciences du cinéma (FAMAS) et remporté plusieurs prix dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. 

Si vous regardez le film, vous pouvez vraiment voir que les faits historiques sont préservés tout en gardant une qualité des images en général, lance fièrement Nico Bryle Alfafara.

Un choix du lieu qui ne vient pas du hasard

Selon Nico Bryle Alfafara, le Musée canadien pour les droits de la personne défend les mêmes droits que le film veut mettre de l’avant. Il y a eu beaucoup de victimes des droits de l'homme pendant la loi martiale , ajoute-t-il. 

La présentation survient un peu plus de deux mois après le 50e anniversaire de la loi martiale qui a été commémoré au Musée.

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