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Un propriétaire de chiens trouve insensé de nourrir des chiens avec des poulets décomposés

Un homme en entrevue.

Fred Manseau, propriétaire de l’entreprise de traîneaux à chiens Les expéditions des 100 lacs inc., produit sa propre nourriture à base de poulet pour ses chiens.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Fred Manseau, propriétaire de l’entreprise de traîneaux à chiens Les expéditions des 100 lacs inc., est catégorique au sujet des poulets morts trouvés dans une remorque à Trois-Rivières qui, selon les autorités, étaient destinés à nourrir des chiens.

Ça n’a aucun sens de donner ça à des chiens, tranche-t-il. Au niveau de la santé animale, on parle d’un poulet mort, avec son intestin, avec les bactéries qui viennent avec, les vers, les parasites [...] au bout de la ligne, ça va finir avec des traitements de vermifuges.

« Faut que ce soit traité, faut que ce soit géré, soit par le MAPAQ… il faut qu’il y ait de l’aide de ce côté-là. »

— Une citation de  Fred Manseau, propriétaire de l’entreprise de traîneaux à chiens Les expéditions des 100 lacs inc.

M. Manseau alimente ses chiens avec une nourriture qu’il produit lui-même, selon les normes du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

Dans le domaine du cru, tu peux avoir du bœuf, du poisson… Moi, c’est à base de poulet. C’est carrément du poulet qui a été éviscéré, qui arrive d’une compagnie qui produit pour l’alimentation humaine. [Ce sont] des restants, ce qui restait comme peau, le cartilage. Je récupère ça, c’est réfrigéré, explique-t-il en précisant qu’il obtient des produits de poulet déjà transformés avant de les transformer à nouveau en nourriture pour ses chiens.

C’est un peu enrageant de voir que certains chenils font l’impossible pour garder une belle crédibilité aux yeux du public, mais que, malheureusement, il y en a qui ne le font pas, se désole l’éleveur de chiens de traîneau, qui détient un permis du MAPAQ pour sa production de nourriture.

La découverte d’une remorque remplie de carcasses de poulet stationnée près d’un commerce de Trois-Rivières a semé l’émoi vendredi. Parmi la centaine de poulets morts en état de putréfaction, une dizaine de poulets encore vivants étaient à l’agonie.

L’avocate et militante pour les droits des animaux Anne-France Goldwater juge horrible le traitement qui a été réservé à ces poulets.

La personne qui effectue l’abattage doit utiliser un moyen qui n’est pas cruel. Il faut s'assurer de minimiser l'anxiété chez l’animal. Il faut s’assurer qu’il y a une perte de sensibilité rapide suivie d’une mort prompte. De plus, la personne qui assume ce fardeau doit s’assurer qu’il y a une absence totale de signes vitaux après avoir effectué l’abattage, soutient-elle.

Avec les informations de Charles-Antoine Boulanger

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