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Une chercheuse d’Edmonton veut créer un robot pour aider les enfants à gérer la douleur

La Dre Samina Ali (au centre) pose avec son fils Shaan lors d'une démonstration du robot médical pour enfants MEDi sur une photo professionnelle non datée.

À l'aide du robot MEDi, la Dre Samina Ali (au centre) veut apaiser la douleur et le stress des enfants hospitalisés.

Photo : Laughing Dog Photography

Radio-Canada

Après avoir connu un certain succès avec l’utilisation d’un robot rudimentaire pour distraire les enfants et les apaiser durant certaines interventions, l’Hôpital pour enfant Stollery, à Edmonton, veut contribuer au développement d’un robot plus avenant afin de mieux aider ses jeunes patients.

Le robot original, appelé MEDi, a été utilisé pour la première fois en 2017 afin de distraire les enfants en effectuant diverses activités, comme chanter, guider une méditation, danser ou raconter des blagues.

Le recours à l’être artificiel pour soutenir les enfants fait partie d’un programme de recherche mené par la pédiatre et directrice du département de médecine d’urgence pédiatrique de l’Université de l’Alberta, la Dre Samina Ali. Son but est d’atténuer la douleur et le stress chez les enfants à l’hôpital.

La raison pour laquelle elle souhaite perfectionner le robot est que la première version offrait toujours les 7 mêmes minutes d’interaction, peu importe le contexte, explique-t-elle. Le successeur de MEDi aura un système de reconnaissance faciale et verbale afin de savoir comment réagir lorsqu’un enfant est perturbé ou refuse d’interagir, ajoute-t-elle.

Un travail collaboratif

La programmation du nouveau robot a commencé en 2020, dans un projet où collaborent 6 universités. Au Canada, l’Université de l’Alberta, l’Université métropolitaine de Toronto, l’Université McMaster et l’Université de Toronto ont mis la main à la pâte. Deux établissements écossais sont aussi de la partie, à savoir l’Université de Glasgow et l’Université Heriot-Watt.

Ensemble, les six établissements travaillent au développement de l’intelligence artificielle, aux normes éthiques et à la certification médicale qui permettront au successeur de MEDi d’interagir avec les enfants hospitalisés.

La professeure Mary Ellen Foster, de l’École des sciences informatiques de l’Université de Glasgow, préfère toutefois parler de transplantation de cerveau, plutôt que de succession. On bâtit son cerveau, explique-t-elle.

Elle ajoute que des caméras permettront au robot de voir les mouvements de l’enfant et de faire des choix en conséquence. Ce qu’on fait, c’est dire au robot ce qui se passe en ce moment et pour qu’il puisse prendre lui-même ses décisions.

Le prototype est déjà bien avancé et les tests ont déjà commencé, note Mary Ellen Foster.

Avec les informations de Kashmala Fida Mohatarem et de l’émission Edmonton AM

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