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Des jumeaux de cinq ans sont partis seuls de leur service de garde

Une famille de quatre personnes.

Des jumeaux de cinq ans ont échappé à la surveillance de leur service de garde dans une école de Jonquière. Ils ont traversé un boulevard en pleine heure de pointe.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Radio-Canada

Des parents de Saguenay ont éprouvé toute une frayeur cette semaine lorsqu'ils ont appris que leurs jumeaux de cinq ans avaient quitté l'école pour retourner seuls à la maison. « Il est 4 h 30 du soir : il fait noir, mes gars attaquent le boulevard Saguenay », raconte le père des jumeaux en entrevue à Radio-Canada.

C'est une histoire qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. Milann et Mathéo, des jumeaux de cinq ans, ont échappé à la surveillance des éducatrices du service de garde de l'école Sainte-Cécile de Jonquière. Ils ont rapidement pris la direction de leur maison, à deux kilomètres de là.

À la fin de l'école, les enfants étaient supposés nous attendre pour qu'on aille les chercher après notre travail. Ils étaient tannés d'être au service de garde, donc ils ont pris l'initiative de s'habiller, de mettre leur manteau puis de sortir de l'école, raconte la mère des deux enfants, Marie-Ève Godin.

Au mois de septembre, on a souvent fait le parcours à pied. C'est sûr qu'ils ont été sensibilisés à se dire : "Mon papa ou ma maman n'est pas là, mais nous, on le fait souvent à pied avec notre parent... Pourquoi on n’irait pas?" s’imagine le père des garçons, Pascal Coudé.

Une traverse de piétons l'hiver.

Les jumeaux ont traversé le boulevard Saguenay à cet endroit en plein heure de pointe.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Durant leur trajet, les deux garçons ont traversé le boulevard Saguenay en pleine heure de pointe. C'est finalement un membre de la famille qui, par hasard, a aperçu les enfants. La cousine de la mère de famille a ramené les deux jeunes garçons sains et saufs à la maison.

« C'est dur d'expliquer le feeling qu'on a ressenti parce que dans le fond, les gens peuvent se dire qu'il n’est rien arrivé, mais quand on pense à ce qui aurait pu arriver… J'en ai encore le frisson aujourd'hui. »

— Une citation de  Marie-Ève Godin, mère des jumeaux

Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal dans toute cette histoire, mais le couple réclame des changements au service de garde. Sans vouloir accuser directement les éducatrices de l'école Sainte-Cécile, les parents déplorent que les procédures ne soient pas plus strictes.

Par voie de communiqué, le Centre de services scolaire De La Jonquière explique qu'en raison de la pandémie, l'accès aux services de garde avait été restreint. Même si les établissements n'ont plus l'obligation de le faire, certains demandent toujours aux parents d'attendre leurs enfants à l'extérieur.

Pour la famille Coudé, cette mesure comporte trop de risques pour les enfants et n'a plus sa raison d'être. On ne peut pas se permettre de ne pas voir le parent en visuel, mentionne le père de famille.

Une famille joue à un jeu de société.

Pascal Coudé accompagné de sa conjointe Marie-Ève Godin et de leurs fils, les jumeaux Milann et Mathéo

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Pour ce qui est de l'école des deux garçons, la procédure pour aller chercher un enfant a été modifiée dès le lendemain de l'incident. Les parents de Milann et Mathéo espèrent désormais que toutes les écoles modifient cette règle au besoin pour assurer la sécurité des enfants.

Selon un reportage de Philippe L'Heureux

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