•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le fonctionnement des maisons des aînés se précise

La maison des aînés avec une affiche du gouvernement du Québec.

Ces futurs milieux de vie, plus accueillants, ont été pensés pour favoriser le bien-être des résidents, en s'éloignant du modèle des CHSLD.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Si une première Maison des aînés et alternatives vient d'ouvrir ses portes à Sherbrooke, l'ouverture des trois établissements de ce type au Saguenay-Lac-Saint-Jean se fait toujours attendre.

Le gouvernement Legault avait pourtant promis la livraison de la presque totalité des maisons des aînés pour la fin de l'année 2022. Or, la date d’ouverture de ces établissements dans la région, à Chicoutimi-Nord, Alma et Roberval, a été repoussée en 2023.

En attendant, le fonctionnement de ces futurs milieux de vie qui seront destinés aux personnes âgées et aux adultes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme se dévoile de plus en plus.

Ce qu'on veut, c'est qu'ils se sentent comme à la maison, dévoile la chargée de projets pour les maisons des aînés et alternative au CIUSSS, Hélène Côté.

Une table adaptée.

L'espace salle à manger de la Maison des aînés de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Ces futurs milieux de vie, plus accueillants, ont été pensés pour favoriser le bien-être des résidents, en s'éloignant du modèle des CHSLD.

On va avoir des petites maisonnées de 12 résidents, c'est vraiment un milieu familial où il y a la quiétude pour ces résidents. C'est ce qui fait la différence. Et aussi, il n'y aura pas de routine installée. Le résident pourra se lever à l'heure qu'il souhaite, déjeuner à l'heure qu'il souhaite. S’il veut prendre un repas avec sa fille un mercredi midi car c’est une habitude qu’il a, elle va pouvoir venir prendre le repas, ajoute la responsable.

Les aires communes seront aussi plus présentes et les salles de repas seront plus conviviales. L’offre alimentaire sera toutefois la même qu’en CHSLD.

L'autre différence, c'est la présence plus soutenue qu'auront les aidants naturels auprès des résidents.

Nous le personnel, on sera un peu comme les visiteurs, on va se tenir en retrait pour laisser la place aux proches aidants. Il y en a qui veulent continuer de donner des soins à leurs proches, ce qui n'est pas possible en CHSLD, souligne Hélène Côté.

Une place aux personnes vivant avec un TSA

La présence d’adultes ayant une déficience physique, intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme regroupés sous le même toit sera une première dans la région. Une soixantaine de places sont prévues pour cette clientèle.

Deux femmes en entrevue.

Julie Labrecque et Hélène Côté sont responsables du volet des maisons des aînés et alternatives au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

C'est une offre en hébergement qu'on n'avait pas encore [...] Ce sont des gens qui par leurs conditions nécessitent beaucoup de soins qui sont dans des CHSLD, côtoient des personnes âgées, ce qui peut être très bien, mais des fois, les gens ne s'identifient pas et ça limite leur participation sociale. Là, on aura des maisonnées vraiment dédiées à la clientèle, précise la chef en réadaptation programme DI-TSA-DP, Julie Labrecque.

Selon la responsable, les bienfaits seront nombreux grâce à cette nouvelle approche.

On a des gens qui pourraient avoir des stages de travail à l'extérieur, qui pourraient fréquenter des milieux scolaires, aller dans des organismes communautaires, on est dans une dynamique différente versus la clientèle aînée. Pour la participation sociale, on aura vraiment un gain pour cette clientèle.

Les trois maisons des aînés de la région auront chacune 120 places. Jusqu'à maintenant, le coût total est estimé à 236 millions de dollars.

Les dates

Selon ce qu'a indiqué lundi le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les bâtiments seront livrés par la Société québécoise des infrastructures (SQI) à l'hiver 2023 pour Chicoutimi-Nord et Roberval ainsi qu'au printemps 2023 pour Alma. Selon la SQI, il faut ajouter à ces dates un délai de six à huit semaines [...] pour préparer les locaux et le personnel.

Avec Louis Martineau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...